Omnisports La suprématie chez les moyens sera en jeu ce samedi. Spectacle en vue !

Deux ans. Il aura fallu environ deux ans pour que les négociations entre Saul Alvarez et Gennady Golovkin aboutissent enfin. C’est certes beaucoup moins que le délai qui avait prévalu avant le Mayweather - Pacquiao de 2015, mais suffisamment long pour faire plonger les fans dans une attente interminable. Qui prendra donc fin ce samedi à Las Vegas où les deux hommes, réunis par la grâce de l’ancien grand champion devenu promoteur Oscar de la Hoya, se retrouveront sur le ring de la T-Mobile Arena pour un choc ayant la suprématie des moyens comme enjeu.

À cette occasion, ce sont deux énormes palmarès qui s’affrontent. Médaillé d’argent aux Jeux d’Athènes en 2004 avant de lancer sa carrière pro en Allemagne puis de s’installer aux États-Unis en 2014, Golovkin compte, à 35 ans, 37 victoires en 37 combats et surtout un total impressionnant de 33 K.-O. ! Le Kazakh, dit GGG, s’est forgé une fameuse réputation de démolisseur qu’il n’a certes pu justifier lors de son dernier combat face à Daniel Jacobs, qu’il a battu aux points, mais ses titres WBA, WBC, IBF et IBO accumulés depuis 2010 parlent pour lui.

"C’est mon sport, c’est mon combat, je suis le patron, le champion", a martelé ce taiseux s’entraînant sous les ordres d’Abel Sanchez (comme Alex Miskirtchian pendant un temps) à Big Bear Lake.

Le Mexicain Saul Alvarez, surnommé Canelo (cannelle en espagnol) en référence à sa chevelure rousse, est, lui, plus jeune (27 ans) mais, passé pro en 2005, il a l’expérience des grands et une seule défaite, concédée face à Floyd Mayweather Jr en super-welters, en 51 combats (49 succès dont 34 par K.-O. et 1 nul). Force de la nature dotée d’un excellent timing et d’une puissance de feu, Canelo, star dans son pays, rêve de réussir le hold-up parfait chez les moyens. "Je ne parle pas beaucoup, je veux juste dire que je suis prêt, je sais que cela va être un combat difficile" , a-t-il expliqué.

"La beauté de ce combat, c’est que le danger peut survenir de partout : les deux hommes sont capables de faire très mal à l’autre. Avec deux puncheurs comme Golovkin et Alvarez, il est impossible de prédire une quelconque isssue", a souligné Oscar de la Hoya.