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Les joueurs du HC Visé ont découvert Ferizaj. Le directeur du club de Kastrioti leur a raconté l'histoire de sa ville et confié ses craintes pour l'avenir de son pays.

Arrivés à la tombée de la nuit, vendredi, les joueurs de Visé n'avaient pas encore eu le temps de découvrir la ville de Ferizaj, où ils disputent ce samedi (19h) le match retour du 3e tour de Challenge Cup.

Ce matin, après le petit-déjeuner, ils ont donc fait un petit tour d'une ville qui, il faut bien le dire n'a pas grand-chose à offrir: deux mosquées, une carrière de marbre, une base militaire américaine et un nombre incalculable de magasins de meubles ou de luminaires.

Une ville qui a souffert, aussi, pendant la guerre d'indépendance du Kosovo mais qui a très vite repris vie. 

"En cinq ans, tout a été reconstruit en plus grand", explique Flamur, le directeur du club de Kastrioti, adversaire du HC Visé. "Les Kosovars qui avaient fui à l'étranger pendant la guerre sont revenus et ont beaucoup investi. Personnellement, je n'aime pas trop, c'est très artificiel. Et ce qui m'inquiète le plus, c'est qu'ils ont investi dans du commerce, pas dans l'industrie ou dans l'être humain. Or, avec un salaire moyen de 400 euros, mes compatriotes ne peuvent pas vivre au-dessus de leurs moyens. Je crains un peu que, dans cinq ans, le Kosovo soit un désert, comme une bonne partie de la Croatie, où tout est concentré sur la côte. Car ici, nous n'avons même pas la mer, pas de tourisme."

Pour les Européens, le coût de la vie reste bon marché. Une bière coûte 1 €, une farde de cigarettes 27 € et le kilo de viande est à 7 €. Marko Popivoda a même fait ses provisions...

Après le repas de midi, Korneel Douven s'est adressé à chacun. Le coach visétois n'est pas adepte des mises au vert avec un programme strict. "La préparation du match, c'est personnel. Ne faites pas quelque chose pour suivre un équipier: faites ce que vous avez l'habitude de faire. Car, je vous l'ai déjà dit vendredi, ce soir, ce sera très dur. Et nous sommes venus ici pour gagner."