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À l'instar de Mont-Gauthier en 2016, Ogy est la révélation du championnat 2017.

 Évocation de la progression des Lessinois avec José Buidin, le responsable sportif, à quelques heures de leur entrée en lice en quarts de finale des playoffs.

José Buidin, hériter de Thieulain en quarts de finale des playoffs, c'est un bon tirage d'après vous?

«Thieulain était l'équipe qui, financièrement, représentait le meilleur filon dans la mesure où nos amis leuzois drainent beaucoup de supporters. Sportivement, il faut bien être honnête: Isières aurait été un petit mieux car quand on a vu jouer Thieulain ce mardi en finale contre Kerksken avec un Tanguy Metayer qui a rayonné comme jamais, nous n'avons guère de chance de rivaliser. Cela ne signifie pas que nous nous présenterons en victimes consentantes, mais ce sera vraiment très difficile de sortir cette équipe de la compétition. Avec cette qualification pour les playoffs, notre saison est amplement réussie, mais nous tenons à faire plaisir une dernière fois à nos supporters qui, je l'espère, viendront nombreux, pour soutenir nos joueurs.»

Voilà Ogy au terme de sa seconde année de présence au sein de l'élite et cette participation aux playoffs est une véritable récompense pour tous les efforts consentis depuis plusieurs saisons.

«Effectivement, je ne dirais pas que c'est inespéré mais quand nous avons répondu favorablement à l'appel de la N1, j'étais sceptique. J'étais le premier à dire que nous allions au casse-pipe. A posteriori, je dois bien admettre que j'avais tort.» (rires)

Ogy a effectivement pleinement profité du passage de la D1 de 12 à 14 membres.

«En 2015, nous avons terminé troisièmes derrière Bassilly-Silly et Terjoden. Avec Grimminge, nous avons accepté de faire le grand saut. Une majorité de dirigeants favorables s'était dégagée en nos rangs. Pour beaucoup, c'était une opportunité à ne pas manquer. On voit aujourd'hui, comme à Grimminge, que c'était une bonne décision. Nous le devons en grande partie à notre président, Alain Vandermeulen, dont l'enthousiasme a été communicatif.»

Votre club jouit d'une excellente réputation à tous niveaux. C'est aussi une reconnaissance du travail quasi quotidien de tous les bénévoles...

«Nous essayons de faire en sorte que les gens se sentent bien chez nous et qu'ils aient envie de revenir. Cela vaut autant pour les joueurs que les spectateurs. Au niveau du recrutement, nous avons toujours privilégié les joueurs formés au club jusqu'à un certain niveau. En D1, c'est évidemment plus difficile mais rien n'est impossible puisque Sébastien Mauroit, notre cordier livreur, est là pour le prouver.»

Bien sûr, Ogy ne dispose pas d'un budget colossal mais...

«Notre recrutement s'opère en fonction de nos moyens. Nous ne mettrons jamais nos finances en péril. Nous travaillons aussi anticipativement, toujours pour la saison suivante. Outre les entrées spectateurs, nous organisons aussi deux repas de trois jours et notre brocante au mois d'août où nous réunissons 500 exposants. Cette organisation occupe plusieurs personnes tout au long de l'année.»

Avec Isières, Oeudeghien, et, un peu plus loin, Thieulain, la concurrence fait rage dans la région. Ce n'est pas difficile de se faire une place au soleil quand on s'appelle Ogy?

«Nous nous entendons très bien avec tout le monde. Il y a bien eu un peu de tension avec Oeudeghien quand nous avons attiré Corentin Wattier, mais aujourd'hui, tout va bien. Il y a une saine émulation avec Oeudeghien, davantage qu'avec Isières car nous avons souvent évolué ensemble dans les divisions inférieures, au contraire des Isiérois qui jouaient toujours à un niveau plus élevé.»