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Donatien Delbecq prône la patience tandis qu'à Baasrode, on enchaîne parfaitement les luttes à la vitesse d'un métronome, même s'il faudrait améliorer les débuts de lutte, explique Thomas Piérard.

Transféré d'Acoz durant l'intersaison, Thomas Piérard découvre la joie d'évoluer au sein d'une équipe habituée à s'imposer. Mais pas que car à 5-0 en faveur de Thieulain, aucun mot plus haut que l'autre d'un coéquipier vis-à-vis d'un autre, pas la moindre marque d'énervement. «À Acoz, un tel résultat, la lutte est terminée», plaisante Thomas Piérard. «Mais bon, ici, vous évoluez avec des joueurs d'un autre calibre. Pour le reste, depuis le début de la saison, nous avons la mauvaise habitude de mal commencer. Ce fut encore le cas ce samedi contre Sirault: 4-4 et 13-4. Je m'intègre très bien. Je m'habitue à un nouvel environnement. C'est évidemment agréable d'évoluer dans une équipe où la sérénité n'est pas un vain mot. J'observe beaucoup un joueur comme Timmy (Joos) dont l'expérience m'est précieuse. J'apprends des choses et je suis impressionné par sa capacité à bien lire la trajectoire de la balle. Il a une aisance à se mettre idéalement sous la balle pour frapper à bon escient.»

Les bons résultats s'enchaînant, Thomas Piérard a tout le loisir de se fondre dans sa nouvelle équipe, la seule qui reste invaincue à ce jour avec Kerksken. «Nous sommes bien en outsider actuellement.»

À Thieulain, évidemment, on arborait moins le sourire. Comment expliquer qu'à 5-0, on ne soit plus capable de stopper la remontée adverse. «Je peux vous assurer qu'on a essayé», tente de dédramatiser Donatien Delbecq. «Mais une fois de plus, on a été rattrapé par cette spirale négative qui nous poursuit depuis le début de la saison. La machine s'est enrayée et plus moyen de la remettre en route. On essaie des formules mais cela ne fonctionne pas. On n'a pas d'explication. On attend un déclic.»

À la pause, le vestiaire de Thieulain a dû trembler avec la perspective de rester à 5 jeux. «Non, pas du tout. On est chez nous et on visait la victoire. On s'était dit qu'il fallait reprendre en fanfare pour nous relancer, et cela a bien fonctionné puisqu'on prend le jeu de reprise mais sans spécialement bien frapper mais en livrant avec application. Malheureusement, cela n'a pas eu de suite. Pourquoi vit-on cela? Personne n'a de réponse car dans le jeu, on semblait au même niveau que Baasrode mais on n'arrive pas à conclure. Psychologiquement, pour un quinze, on est éliminé de la Coupe de Belgique, pour un quinze, on perd le 3epoint à Kerksken. Si on se qualifie et qu'on prend un point, on n'est pas aujourd'hui en train de se demander ce qu'il nous arrive...»

Mais pour la Grand-Place, il ne faut pas traîner. «C'est vrai, mais nous avons la chance d'avoir un bon calendrier et de recevoir souvent chez nous. Pour les autres objectifs, on a le temps de se remettre sur les bons rails.»