Jeu de Balle

Vainqueur à l'aller, Ogy n'a pu récidiver mais les Lessinois n'ont pas à rougir de leur prestation, même si elle n'était pas du même tonneau que les précédentes, surtout dans le chef d'Arnaud Dubart.


Cette équipe d'Ogy est vraiment spéciale: n'ayant pas offert le spectacle qu'ils ont coutume d'offrir depuis le début de la saison, les Lessinois n'ont jamais élevé la voix, sont toujours restés positifs et à la fin, les joueurs qui n'ont pas bien presté sont les premiers à le reconnaître et à prendre la responsabilité de la défaite à leur compte, mais les coéquipiers sont aussi les premiers à venir consoler les «fautifs». Voilà le genre de comportement qu'on aimerait voir plus souvent. En outre, les Ogyciens attirent la sympathie de beaucoup de monde, comme quand les supporters baasrodiens, pourtant réputés difficiles, applaudissent un geste de fair-play d'Aurélien Bracke reconnaissant avoir commis un «quinze». Les joueurs d'Ogy, sur le terrain, reflètent la mentalité du club lessinois en général. Si l'on devait attribuer le prix du club à prendre en exemple, nul doute qu'Ogy recueillerait tous les suffrages!

Pour ce qui est du résultat, on pourrait dire que prendre dix jeux à Baasrode sans bien jouer, c'est pas mal du tout. «C'est vrai, mais si j'avais mieux joué, peut-être que nous aurions pu prétendre à plus», admet Arnaud Dubart qui prenait la route direction la Vendée en soirée pour une petite semaine de vacances. «J'avais les jambes mais pas le bras aujourd'hui. Cela arrive, mais être aussi malheureux à la frappe, cela ne m'était pas encore arrivé cette saison. Ceci dit, Baasrode a bien tapé, surtout au bond. Il faut le faire évidemment mais c'est quand même râlant de voir ta balle revenir au-dessus de ta tête alors que tu as la sensation d'avoir bien livré, mais le gars laisse rebondir et son coéquipier derrière lui la renvoie. C'est le jeu de balle. Pour m part, je n'aime pas taper au bond mais si je pouvais le faire, je le ferais aussi bien sûr. Mais je ne vais pas limiter la prestation de Baasrode aux balles au bond. Joos et les siens en ont aussi tapé de volée. Et puis, cela reste Baasrode tout de même. Faire dix jeux ici avec deux gars qui ont répondu à la frappe, surtout Aurélien qui fait une lutte de fou, c'est pas mal; l'on ne doit pas se plaindre.»

Après 2-0, Ogy renverse la vapeur à 2-4 et dans le 7e jeu, le marquoir indique encore 40 à 2 avec une chasse à la grande corde. Corentin (Wattier) tape bien la livrée de De Winter, mais Joos va aussi bien la chercher dans le coin du trapèze. Quand elle me revient, j'hésite à appeler Corentin ou à la frapper moi-même. Finalement, cette hésitation m'oblige à la reprendre au bond et je tape comme un sot et elle sort. Si on fait 2-5...»

Mais après ça, les Baasrodiens filent à l'armure à 7-4. «Et à la pause, on se dit qu'on va peut-être avoir du mal à prendre les six jeux. Heureusement, nous recollons à 7-7, car Baasrode a souvent joué par à-coups. Ensuite, on a joué en décontraction, réussissant presque à les endormir, mais cela n'a pas fonctionné jusqu'au bout. Au classement, nous avons six points d'avance sur Isières (NdlR: qui était «bye» ce dimanche) qui convoite cette 4e place où nous nous sentons bien.» (rires)