Jeu de Balle

Et de 13! David De Vits a remporté, ce samedi, son 13e tournoi d'Alost. Le 9e avec Kerksken qui a pris la mesure de Thieulain en finale. Le mauvais départ des «Canaris» a porté préjudice, selon Guillaume Dumoulin.

Quand on demande à David De Vits quel est le nombre de titres acquis sur le Houtmarkt d'Alost, le cordier de Kerksken répond qu'il l'ignore. «Pour les statistiques, il faut demander à Sam (Brassart). Cependant, je pense que c'est mon 13e (NdlR: Exact! Quatre avec Terjoden et neuf avec Kerksken. Malade, il avait été absent en 2017). Et malgré ce nombre impressionnant, cela me fait toujours autant plaisir car je suis dans ma région et je sais aussi que pour les dirigeants, une saison sans gagner Alost, c'est une saison un peu ratée, car c'est un rendez-vous qui leur tient à cœur, davantage même que la Grand-Place de Bruxelles, mais ils ne crachent évidemment pas sur ces victoires-là. Au contraire!»

Et comme chaque année, ils sont pourtant prévenus, Kerksken prend son adversaire à la gorge. «En sept jeux, tu sais que cela va vite, donc il faut prendre un bon départ pour mettre la pression sur notre opposant. Cela a encore marché.»

L'absence de Baasrode avait-elle ôté un poids chez les «Rouges»? «Nous avons été surpris de l'absence de Baasrode. C'est toujours dommage pour l'organisateur. Heureusement que ce dernier avait invité Thieulain. Je respecte tout le monde mais gagner sans trop d'adversité, cela n'a pas la même saveur. Thieulain remplaçait donc Baasrode et nous savions que nous aurions du répondant. À 6-2, nous avons un peu relâché notre effort et Thieulain est revenu. C'est notre problème cette saison. Nous ne sommes pas assez réguliers dans une lutte. Jusqu'à présent, cela ne nous a pas porté préjudice et les échéances du championnat sont encore loin. Nous aurons donc le temps de régler ces petits détails. Nous devons aussi gérer la blessure au genou de Benja (Dochier). On doit reconnaître que vu notre position en championnat, on a parfois des problèmes pour se motiver. Honnêtement, on espère que tout le monde sera au top pour les échéances de septembre car nous devons avoir du répondant pour être au top.»

Cette victoire à Alost met aussi du baume au cœur après l'élimination en demi-finale du tournoi de Mot-Gauthier la semaine auparavant. «Vous l'avez aussi remarqué, c'était une lutte contre Baasrode dans laquelle nous avons eu du mal à rentrer. Il faut dire que l'absence de Sam (Brassart), notre moteur, a été difficile à masquer. Nous avons tout de même réussi à égaliser après 1-5, mais nous n'avons pas eu le coup de rein nécessaire pour nous imposer. Cela montre ce que je disais, nous avons beaucoup trop de hauts et de bas au cours d'une lutte.»

"Plus incisifs dès le départ"

© tam.be

Thieulain ne sera donc pas la première équipe francophone à inscrire son palmarès du tournoi d'Alost depuis Maubeuge en... 2000. Après avoir facilement éliminé Wieze en demi-finale, les Leuzois ont eu du mal à juguler l'enthousiasme de Kerksken. Si bien qu'au terme du premier tour de livrées (4-1), le suspense n'avait déjà plus lieu. «Il nous a manqué un bon départ, avec une équipe ayant les crocs», confirmait Guillaume Dumoulin. «Il faut être beaucoup plus incisifs dès le départ. Chose que l'on n'a pas vue dans mon chef et dans celui de Nicolas (Becq). Tanguy (Metayer), lui, a encore eu des coups de génie et c'est ce qui nous a tenus dans la lutte.» Le marquoir a encore renseigné 6-2, avant un sursaut d'orgueil qui a permis à Thieulain de relancer quelque peu l'intérêt de cette finale en s'adjugeant un jeu de 40 à 2 en forçant Dochier à la faute avant de clouer De Vits dans son tamis. «Le changement entre Nicolas et moi a été bénéfique dans le sens où nous avons, tous les deux, mieux frappé à notre nouvelle position. Il y avait des possibilités de mettre la confiance de Kerksken à mal mais nous nous sommes collectivement mis en route à 4-1. Mais face à une équipe comme Kerksken qui met une pression telle à chaque jeu, vous n'avez pas le droit à l'erreur. Nous nous sommes accrochés mais ce ne fut pas suffisant. Néanmoins, les gens ont apprécié notre jusqu'au-boutisme.»