Jeu de Balle

Le cas de l’Espagne est probablement particulier. Dès lors que le Pays Basque a décidé de se présenter en solo, l’équipe espagnole représentait en fait la seule région de Valence. Mais que l’on ne s’y trompe pas. En l’état, l’Espagne possède des moyens énormes et l’organisation qui va avec, ainsi que le démontrent le CV des deux serveurs alignés en llargues, de véritables pros se produisant régulièrement outre atlantique, ou le fait que la paire du one-wall n’a disputé que cette discipline, la plus proche de jeux de trinquet (c’est le nom des salles où se déroulent les jeux les plus populaires à Valence).

Cela ne doit pas empêcher les Belges d’imiter les Ibères dans la mesure des moyens (humains) disponibles. Le cas de Nicolas Nantel est symptomatique. Le joueur a participé à deux rencontres le premier jour au jeu international. Champion de Belgique en titre, en paire avec l’infortuné Piérard, il a ensuite défendu crânement les chances de la Belgique en one-wall dans une journée épique, interminable sous une fournaise torride, et éprouvante au niveau des nerfs suite à la blessure de Piérard en qualification. Mais au départ, le garçon était avant tout appelé à tenir le fond au llargues, la discipline qui nous intéresse le plus. Préservé le troisième jour en poule, jusqu’à ce que l’urgence se fasse gravement sentir, Nicolas a ensuite tenu son rang, non sans terminer sur les rotules. 

Assurément, le Namurois a disputé une discipline de trop au cours de ces championnats d’Europe. Le one-wall est de plus en plus populaire. Tanguy Metayer y excelle aussi mais il est désormais incontournable au llargues. Appelé à doubler Piérard, Corentin Wattier a brillé en dépit du fait qu’il n’avait jamais joué avec Nantel. Les deux ont avoué qu’ils ne s’étaient même jamais entraînés ensemble ! Ne faudrait-il donc pas avant tout bâtir autour de Wattier et lui dénicher à l’avenir un équipier de valeur ?


Photo : L’équipe nationale

Crédit Tam.be