Jeu de Balle

Comme toujours, Guillaume Dumoulin faisait preuve de réalisme au moment de tirer les enseignements de la victoire de Thieulain à Maubeuge, ce dimanche.

Le capitaine leuzois sait que son équipe a frôlé la correctionnelle: «Effectivement, nous avons péché dans le carré de service en deuxième mi-temps, cela aurait pu nous coûter la troisième unité. À la pause, j'avais prévenu que tout avait tourné pour nous, à la livrée comme à la frappe. Et en deuxième mi-temps, les joueurs de Maubeuge ont vu qu'il y avait moyen de rivaliser avec nous. Et même si on a bien réagi au moment opportun, nous nous en sortons bien.»

En face, Maubeuge n'avait pourtant rien de dangereux. «C'est vrai qu'on a cependant senti de la démotivation, une forme de résignation ou de lassitude même chez eux, mais de notre côté, il ne fallait pas s'endormir sur nos lauriers, ce que nous avons fait un peu. Notre tort, en fin de partie, fut cette volonté affirmée de créer l'exploit. Thieulain a voulu livrer toujours plus loin, avec, comme conséquence, des erreurs qui se sont multipliées et que Maubeuge aurait pu mettre à profit, ce qu'il n'a pas fait fort heureusement pour nous.»

Est-ce à dire que les «Canaris» ont manqué de concentration. «Il faut toujours garder une concentration optimale, histoire de ne pas sortir de sa lutte. Nous ne l'avons pas toujours fait, c'est l'enseignement à tirer ce dimanche.»

Guillaume Dumoulin ne cache pas sa satisfaction de voir les épreuves de semaine arriver. «Elles permettent de faire des réglages, de trouver la motivation et d'essayer d'enchaîner les victoires. Pour être réguliers, nous avons besoin de jouer beaucoup. Vive juillet et août.» (rires)

Frébutte: «Un point à notre portée»

Dans le camp de Maubeuge, Geoffrey Frébutte pointait les faiblesses dans le tamis pour expliquer le faible rendement de ses couleurs ce dimanche face aux Leuzois. «En première armure, c'est à la livrée que nous avons manqué de puissance pour rivaliser, car, je pense, qu'à la frappe, Laurent (Di Santo) n'avait pas de mal à calibrer ses rechas.»

Pourtant, Thieulain a baissé de rythme à la livrée après la pause, mais Maubeuge n'en a pas profité. «Non à partir du moment où nous avons continué à fauter tant et plus. Nous n'avons vraiment pas bien joué, alors que j'ai l'impression que le point était à notre portée.»

On a cependant eu l'impression d'une forme de résignation dès le début de la lutte de la part des Nordistes. «Disons que les conditions de jeu, nettement plus favorables pour leurs qualités que pour les nôtres, ont, c'est vrai, un peu miné notre moral. S'ils ne commettent pas autant de fautes à la livrée en deuxième mi-temps, on ne fait peut-être pas 4 jeux non plus, mais cela n'enlève pas non plus le fait que nous avons mal joué. Le problème, c'est que nous avons un terrain propice aux livreurs alors qu'actuellement, nous péchons dans cet exercice. Nous jouons mieux en déplacement, c'est là que nous avons enlevé nos deux victoires d'ailleurs, jamais chez nous. On a toujours livré avec le vent chez nous. C'est dommage ce point perdu car, en fin de parcours, ce sont ceux pris contre le ténors qui font la différence.»