Jeu de Balle

Autoritaires vainqueurs le samedi, respectivement, de Terjoden (13-2) et d'Acoz (13-3), Isières et Sirault étaient des concurrents directs au moment de se rencontrer et pourraient le devenir davantage dans les prochaines semaines, surtout pour la qualification pour la Grand-Place de Bruxelles.


Isières – Sirault 8-13

Isières: Scarcez et Frébutte; Couteau, D. Dupont et Famelart (Dugauquier à 3-7).

Sirault: Leturcq et Namur; Monniez, N. Dupont et Raguet.

Arbitre: M. Mariaule.

Balles outres. - Au rechas: N. Dupont 7; Couteau, Frébutte, Monniez et Namur 3; D. Dupont 2; Scarcez 1. Livrées mauvaises: Scarcez 4; D. Dupont, Famelart, Frébutte et Monniez 2; Couteau, N. Dupont, Leturcq et Namur 1. Courte: Scarcez 1.


Comme la veille, Nicolas Dupont était présent dans le «cinq» de base siraultois, faisant ainsi face à son frère Dimitri. Leturcq s'imposait d'emblée à Scarcez, auteur de deux larges. Couteau se montrait plus adroit dans le carré de service, bien aidé par un rechas outre de Frébutte, pour égaliser. N. Dupont et Namur trouvaient eux aussi le chemin des perches, avant que Scarcez, à 40 à 2, ne commette un «quinze» pour ne pas avoir réussi à maîtriser un contre-rechas pointu de N. Dupont.

Malgré ce break, ledit N. Dupont se faisait clouer dans son tamis (1 large et des outres de Frébutte (2) et de Couteau pour permettre à Isières de souffler quelque peu, mais les Athois étaient dans la réaction plutôt que dans l'action puisque les «Verts» reprenaient leurs distances vu les difficultés du rectangle adverse à trouver la bonne carburation, à l'image de D. Dupont: 2-4.

Dans le 7e jeu, à 30-0, Couteau et D. Dupont permutaient alors que Famelart, sur une intervention, étant tombé sur sa hanche, se fit soigner avant de reprendre part au jeu. Couteau relançait les siens à 3-4, mais le grand Damien, pas remis de sa chute, concéda un jeu blanc dans le tamis. La livrée au large de Frébutte à 40-40 creusa davantage le trou (3-6) et Nicolas Dupont, cette fois, ne se priva pas du plaisir de s'imposer face à son frère Dimitri pour indiquer le chemin de la pause: 3-7. Sirault avait montré plus de cohésion et d'efficacité au cours d'une première armure dont la qualité de jeu devait s'expliquer par la température plus digne d'un début d'automne.

A la reprise, à 30-15, suite à une intervention, Famelart, par mesure de prudence, se retirait, Dugauquier allant à corde et Scarcez au fond du jeu. Alors que D. Dupont, qui avait repris son poste au grand-milieu, visitait pour la première fois les perches, cela n'empêchait pas l'excellent Leturcq de remporter sa mise pour la 3e fois et d'inscrire 3-8 au marquoir. Couteau démontrait aussi sa plus grande efficacité dans le tamis qu'à la frappe, alors que Dugauquier fêtait son entrée en matière à la livrée par le gain de sa mise, Scarcez frappant notamment outre.

A 5-8, cela allait un peu mieux pour Isières, mais la «remontada» stoppa et par la perte de deux jeux de 40 à 2 consécutifs. Raguet (40-15) et N. Dupont (40-0), les fers de lance de la frappe saint-ghislainoise, durent attendre le 7e jeu pour empocher leur jeu : tous deux choisirent de solliciter Couteau qui, à chaque fois, décorda son rechas: 5-10.

Dès lors, on sentit que les gars de la Fraternelle se battaient pour le gain, ce que leur offrit Scarcez dans la foulée. Après un jeu blanc ponctué de la 5e frappe outre de N. Dupont (6-11), Isières reprit un peu espoir en s'octroyant le gain de deux jeux de 40 à 2, les deux premiers après quatre tentatives manquées, Monniez d'abord, N. Dupont ensuite rechassant au large: 8-11.

Isières ne voulait pas lâcher le morceau mais sans grande régularité, surtout à la frappe, il était impossible de déstabiliser des Siraultois qui gérèrent très bien leur avance. N. Dupont faisait approcher ses couleurs de la victoire et c'est finalement Leturcq qui parachevait en sollicitant Lacez à la frappe à 40 à 2.

© tam.be

Nicolas Dupont: «Nous étions venus pour gagner»

Ne parlez pas de victoire inattendue dans le chef de Sirault, le capitaine Nicolas Dupont réfute cette remarque. «Je pense que nous pouvons nous affubler du titre de concurrent direct à Isières car d'une part, nous sortions d'une belle victoire la veille et de l'autre, nous avons es arguments supplémentaires à faire valoir avec l'arrivée de Jean-Marc Namur qui, malgré sa première apparition en N1, se débrouille plutôt bien: il livre et frappe bien et nous apporte beaucoup. Non, nous étions venus pour gagner et avons obtenu ce que nous voulions. C'est tout sauf inattendu.»

Nicolas Dupont avait doublement le sourire puisqu'il revenait de blessure: «J'avais en fait un déplacement de la tête du péroné. On m'a remis cela, et c'est à présent de l'histoire ancienne. Cependant, j'ai senti le week-end sans jouer. Je me suis entraîné durant la semaine, sans quoi j'aurais eu quelques difficultés à suivre le rythme. Pour le reste, on peut être content de la victoire, mais il ne faut pas oublier que nous avons commis aussi beaucoup d'erreurs à la frappe, mais le ballodrome d'Isières n'est jamais évident.»

Sirault avait fait l'essentiel en première armure et a géré la partie en seconde. «La sortie sur blessure de Damien (Famelart) n'a peu l'air de les ennuyer. Jonas (Scarcez) a remis ses balles quand il a pris sa place. Nous nous sommes alors méfiés et avons adapté notre jeu en coupant plus souvent nos services. Cela a marché, tant mieux. Je pense qu'on a été un peu plus percutants qu'eux et plus réguliers. J'aime assez cet esprit d'équipe. On joue bien en bloc.»

Nicolas a aussi livré contre son frère. Prémédité? «Pas du tout. D'habitude, je livre quatrième mais à l'échauffement mes sensations n'étaient pas bonnes. Finalement, je me suis retrouvé contre Dimitri. On s'est charrié? Non, on a l'habitude de jouer l'un contre l'autre. Il y a bien une petite tape sur les fesses au changement de côté, mais cela reste très fraternel. J'ai gagné trois duels sur quatre. Oui, je les ai comptés.» (sourire)

En face, précisément, l'autre capitaine, Dimitri Dupont, était plutôt fataliste au moment de tirer les enseignements de cette joute. «Il n'y a pas eu photo. Chez nous, cela n'a pas tourné. Mon frère a tapé, moi pas. On peut se montrer déçu car nous étions à domicile mais ils ont mieux gardé la balle dans le jeu et ont tapé celle qu'il fallait. Je pense qu'on aurait pu faire tous les changements possibles, cela n'aurait rien changé. On peut dire que c'était un «jour sans». Moi même, j'ai voulu permuté avec Andy (Couteau) car j'avais eu quatre balles et je n'en avais rien fait de bon, alors qu'Andy cadrait mieux à ce moment-là. Mais à la reprise, l'équipe a voulu que je reprenne ma place, mais cela n'a rien apporté. Je ne le sentais pas. Il n'y a cependant rien de mal fait puisque nous sommes en début de championnat.»