Jeu de Balle

Il est inutile de rappeler aux joueurs d'Ogy qu'ils sont face à leur destin ce samedi. Toujours en lutte avec Mont-Gauthier pour la Grand-Place de Bruxelles, les Lessinois auront leur qualification en cas de victoire. Ils savent donc ce qu'il leur reste à faire...

On y est, au terme d'une course de longue haleine, forte de douze étapes, on va connaître qui de Mont-Gauthier qui d'Ogy rejoindra le trio Kerksken-Baasrode-Thieulain pour le rendez-vous bruxellois. L'effervescence a gagné les deux camps mais à Ogy, on tente de minimiser l'événement. «Nous irons à Galmaarden comme nous avons effectué tous nos déplacements jusqu'ici: en visant la victoire et en y mettant toute notre hargne, celle qui nous a menés là où on est aujourd'hui», explique Maxime Ghislain. «Toute la semaine, nous avons débriefé: il n'est pas question de mettre une pression supplémentaire sur ce déplacement. Il faut prendre cette lutte comme une banale lutte de championnat. Et si, d'aventure, Galmaarden sort une grosse prestation, on se dira que Mont-Gauthier méritait d'aller à la Grand-Place tout autant que nous. Et quoi qu'il arrive ce samedi, le lendemain, face à Maubeuge, nous devrons nous remettre en question pour repartir du bon pied. Ainsi va la vie d'un sportif...»

Ogy n'a pas besoin de gagner pour aller à Bruxelles: un point suffirait si Mont-Gauthier n'en prend pas face à Kerksken. «C'est vrai, mais ce n'est pas dans notre tempérament de calculer ou de spéculer. Kerksken a la réputation de ne pas faire de cadeau, mais Brassart et les siens reste sur une demi-déconvenue après avoir cédé un point à domicile à Oeudeghien, après, m'a-t-on dit un peu de bisbrouille dans l'équipe. Soit ils se rebellent, soit ils confirment une mauvaise passe.»

Maxime Ghislain a débuté en N1 en 2016. Cette saison-ci est de loin la plus aboutie des trois. Une raison? «La première à Maubeuge, je découvrais cet échelon. Même si nous avons globalement réussi la saison avec, notamment, une présence sur la Grand-Place, je n'en garde pas un souvenir impérissable car il y avait le stress de vouloir trop bien faire. Et quand je suis arrivé à Ogy, les commentaires des gens en général à mon égard n'étaient pas dithyrambiques: je ne frappais pas assez juste, j'avais un des tamis les plus faibles du plateau. Comme je suis un battant, je me suis mis à m'entraîner beaucoup, ma condition physique, mes points faibles, etc. Et aujourd'hui, j'en récolte quelque peu les fruits. Mis en confiance et au sein d'un collectif extraordinaire, j'ose beaucoup de choses qu'avant. C'est une sensation agréable que j'espère garder longtemps.»

Et dimanche, face à Maubeuge... «il faudra se méfier car les Nordistes vont rebondir à un moment ou un autre. Les blessés reviennent dans le coup et il ne sera pas question de monter sur le terrain avec la grosse tête et viser les trois points.»

Bref, Maxime Ghislain et Ogy sont déjà prêts mentalement à attaquer la deuxième moitié de la phase classique...