Jeu de Balle

Dimanche, Isières n'a pu empêcher Baasrode de résorber son retard accumulé en première période, mais avec les blessures qui les accablent, les Athois doivent bricoler actuellement pour faire illusion.

Quand on mène 7-3 à la pause et que l'on perd la lutte au final, il y a de quoi être déçu, mais le plus effrayant pour Isières fut le contraste de prestations entre les deux armures. Autant ils furent brillants en début de lutte, autant les Athois furent inexistants après le repos. Une explication Michaël Frébutte? «Aucune flagrante a priori. Autant nous avions tous bien presté en première armure, autant tout le monde a arrêté de jouer ensuite, moi le premier. Nous n'avons plus frappé une balle, sauf en fin de lutte mais il était trop tard pour revenir, et en plus nous n'avons pas pu compenser dans le tamis notre manque de puissance à la frappe. Sans frappe et sans tamis, il était difficile d'enrayer le retour de Baasrode.»

Effectivement, on a très vite compris que les Hammois allaient facilement résorber leur retard et poursuivre leur effort une fois revenus à la hauteur de leurs adversaires. «Avec la blessure d'Andy (Couteau, qui a ressenti il y a quinze jours une pointe à l'épaule et qui a demandé de ne plus jouer au fond), nous avons été obligés d'y placer Jo (Jonas Scarcez), mais ce n'est pas évident pour lui à cette position. Du coup, Dimi (Dupont) est obligé de reculer un mètre ou deux, dès lors il est moins performant aussi. Nous sommes un peu distendus pour le coup.»

Les supporters présents n'ont pas hésité à faire part de leur déception de voir leurs favoris impuissants devant la «remontada» baasrodienne, d'autant qu'une victoire contre Timmy Joos et les siens aurait pu atténuer

la gifle reçue à Grimminge la semaine précédente. «Là-bas, nous avons joué toute la lutte comme la deuxième période ce dimanche. Certains remettront la défaite sur le dos de quelques décisions arbitrales injustes envers nous mais tout au plus aurait-on pu prendre une unité mais pas plus en jouant comme nous l'avons fait.»

On ne peut pas dire que les gars de la Fraternelle aient été épargnés par la malchance cette saison. Ils n'ont pas le même rendement qu'en 2017 mais ils demeurent en lice pour le «Huit de Septembre», à défaut d'être présents cette fois sur la Grand-Place de Bruxelles. «Honnêtement, notre retard sur Ogy est trop conséquent pour espérer encore être sur l'Esplanade le 8 septembre prochain. Il y a longtemps qu'on a fait une croix sur ce rendez-vous. Par contre, nous avons encore une belle carte à jouer tant en Coupe de Belgique face à Brussegem et à Aisemont qu'au tournoi de Sirault où nous jouerons notre qualification pour les demi-finales face à Galmaarden et à Grimminge. D'ici là, nous profiterons de la trêve pour recharger les accus car nous sommes fatigués. En championnat, nous jouerons aussi notre carte à fond dans les playoffs. En attendant, nous faisons le gros dos.»