Omnisports Le bronze pour Nikiforov et l’argent pour Harmegnies au terme d’une longue, mais belle journée

Nos judokas ne se sont pas déplacés pour rien, ce week-end, en Slovénie. Si Kenneth Van Gansbeke n’est pas parvenu à sortir de sa période noire en échouant au pied du podium, Toma Nikiforov et Benjamin Harmegnies ne s’en sont pas privés. Le bronze pour le Bruxellois et… l’argent pour le Hennuyer !

De quoi retrouver le sourire. Et pourtant, Toma commençait par évoquer son combat perdu, au troisième tour, face au Hongrois Fogasy. "Je me suis encore incliné à cause de mon impatience… Il marque, je réponds et puis, je ne sais pas pourquoi, je me précipite comme si j’étais encore mené. Je commets une erreur de déplacement, il engage un mouvement et je tombe en partie sur le dos. Je pense sincèrement qu’il n’y a pas ippon sur cette action, mais les arbitres lui donnent quand même."

Et voilà le Bruxellois renvoyé aux repêchages avec deux nouveaux combats, gagnés avec la manière, avant de pouvoir disputer le bronze. "Il y avait longtemps que je n’avais plus disputé six combats sur une journée. En fait, depuis 2015, à Astana, lors du Mondial. Mais, en fin de compte, cette médaille tombe bien pour le moral. Elle me donnera encore plus envie de m’entraîner, pendant l’été, en vue du Mondial, fin août, à Budapest."

Toma a brisé cette spirale négative dans laquelle il était enfermé depuis son triomphe, fin février, à Düsseldorf. "Quand les défaites s’enchaînent comme ça, c’est dur mentalement. Mais je suis reparti !"

Dans le même temps, Benjamin s’est, lui aussi, rassuré avec un judo offensif qui a payé sous la forme de cette médaille d’argent. "Croyez-moi, elle met du baume au cœur, celle-là ! Mais j’étais en forme, sans doute plus reposé que lors de mes derniers rendez-vous, notamment à Bucarest. J’étais donc également mieux dans ma tête et tout ça s’est traduit sur le tatami. Dommage, cette petite défaite lors de la finale…"

Après avoir rivalisé avec le Russe Brachev pendant les quatre minutes réglementaires, Benja s’est incliné. "Il a contré ma première attaque de la prolongation. Mais je ne garderai que le positif."

La confiance, seul facteur susceptible d’empêcher Benja de voir plus haut…