Judo La Liégeoise n’a pas réussi à décrocher cette médaille qu’elle aurait méritée.

Paris ne veut décidément pas sourire à Charline Van Snick ! Avec une médaille, l’argent en 2015, en quatre participations, sans compter le Mondial 2011, la Liégeoise espérait pourtant garnir son palmarès, ce samedi. Et elle était bien partie pour y parvenir…

Exemptée du premier tour, Charline avait remporté ses deux premiers combats de manière convaincante. Écartant, d’abord, la Française Marcus Tabellion, elle avait, ensuite, placé un superbe mouvement face à la Portugaise Esteves et s’était aisément qualifiée pour les demi-finales, face à la Japonaise Abe, 17 ans, championne du monde juniors. Impressionnante de maîtrise technique, Charline était lancée pour l’or, mais elle brutalement retombée les pieds sur terre.

Après s’être laissée surprendre d’emblée, elle était menée au score, mais elle ne laissa pas tomber les bras, attaquant son adversaire à plusieurs reprises. Et, à un moment, elle crut être revenue à égalité suite à un renversement, mais son waza-ari fut attribuée à sa… rivale après recours à la vidéo ! Se retournant vers les juges, les bras écartés en signe d’incompréhension, Charline protesta, tout comme son coach, Dimitri Dragin, debout. Anthony, son mari, qui lui avait servi de sparring-partner, n’en croyait pas ses yeux. Mais Charline quittait la scène parisienne dépitée.

"Je n’ai pas compris pourquoi les arbitres ont attribué cet avantage, fatal pour moi, à la Japonaise alors que j’avais initié ce mouvement. J’étais très énervée par ce que je considère comme une aberration. Mais je suis parvenue à me reconcentrer sur ce combat pour le bronze, que j’ai perdu en encaissant trois pénalités, dont deux en moins d’une minute. Je me pose une question : ‘Est-ce qu’on peut encore combattre en judo ?’ Parce que, selon moi, la Française n’a pas attaqué. Elle ne m’a, en tout cas, jamais mise en danger. Mais elle a pourtant gagné…"

Déçue, Charline reconnaissait quand même avoir manqué d’impact physique lors de ce combat.

"La journée ne s’est pas terminée comme je l’avais débutée. J’ai souffert avec mon régime. Il n’en demeure pas moins que je n’ai pas l’impression d’avoir été battue par plus fortes que moi."