Judo

Rupture du ligament croisé du genou et opération ce vendredi pour Toma Nikiforov.

À le voir marcher et courir normalement, même sur le tatami, personne ne pouvait imaginer que Toma Nikiforov souffrait d’une rupture du ligament croisé du genou droit. Et, à vrai dire, même pas lui !

Ce n’est que quand le chirurgien lui a lu, ce mardi, le protocole de la résonance magnétique qu’il avait passée à son retour de Budapest que le Bruxellois a réalisé la gravité de la situation. “Je souffre bel et bien d’une déchirure qui nécessitera une opération !” lance Toma, en route pour Anvers pour décider de la date (NdlR: ce vendredi) avec le docteur Declercq. “J’en ai donc pour six mois et, croyez-moi, je ne prendrai aucun risque. Je ne reviendrai à la compétition que quand je serai à 100 % pour ne pas hypothéquer l’avenir et, en particulier, les Jeux de Tokyo.” De retour, début août, à Budapest, après son titre européen, fin avril, à Tel Aviv, Toma Nikiforov a combattu alors qu’il était déjà blessé.

“Le médecin m’a expliqué que mes muscles ont compensé une déchirure partielle du ligament et que, dès lors, mon genou était encore stable. Rien à voir avec la contusion osseuse, très douloureuse, dont j’avais été victime ! Mais, ici, les images sont claires : il y a rupture et je dois passer sur le billard. Le plus vite possible…” Si une telle blessure tombe toujours mal, Toma ayant déclaré forfait pour le Mondial, fin septembre, à Bakou, celle-ci ne remet pas en cause Tokyo 2020.  “Je préfère maintenant qu’à six mois des Jeux parce que j’aurai le temps de me rétablir, même si une telle blessure est assez handicapante pour un judoka. Il y a sans doute des mouvements que je ne pourrai plus exécuter. Mais mon corps est habitué à ces situations extrêmes. Après les deux ménisques, les deux épaules, les avant-bras et les poignets, ce sera ma septième opération ! Je suis toujours revenu plus vite que prévu par le corps médical mais, cette fois, je prendrai le temps qu’il faudra. Jusqu’ici, je n’ai gardé aucune séquelle de toutes mes blessures. Je n’ai aucune vis dans le corps.” 

Toma est un dur à cuire tant physiquement que mentalement… “Croyez-moi : je reviendrai encore plus fort !” conclut-il.