Judo

Les années se suivent et, malheureusement, se ressemblent pour Toma Nikiforov à Paris. Après avoir été battu au deuxième tour par l'Azéri Mammadov il y a deux ans, puis été disqualifié au premier face au Russe Denisov l'année dernière, le Bruxellois s'est incliné d'emblée, ce dimanche, contre le Mongol au nom imprononçable... Lkhagvasuren.

« Paris est décidément maudit pour moi. Mais, cette fois, c'est ma faute, pas celle de l'arbitre. Des Mongols, je n'en avais pris que deux jusqu'ici avec un bilan d'une victoire, en 2015, au Mondial d'Astana, et une défaite. Ils pratiquent un judo tout à fait particulier, proche de la lutte. Ils poussent et attendent que leur adversaire commette une erreur. Quand je me suis retrouvé mené d'une pénalité, la deuxième pour moi, je n'avais d'autre choix que d'attaquer et il s'est régalé en me contrant à deux reprises. »

Lucide, Toma acceptait cette défaite, même si celle-ci était vraiment très amère pour lui qui rêve de briller lors de ce rendez-vous parisien depuis qu'il est tout petit.

« J'imagine la déception de mes parents dans les tribunes et j'ai mal pour eux parce que je n'ai pas réussi à les rendre heureux. Mais je pense qu'ils ne m'en voudront pas. J'ai donné le meilleur de moi-même, mais je suis tombé sur un judoka qui ne me convenait vraiment pas. C'est comme ça, c'est le judo. Je ne m'arrêterai pas à cette défaite. Dès ce lundi, je reprends l'entraînement et, avec le staff fédéral, j'étudierai comment déjouer ce judo mongol qui a causé ma défaite ici, à Paris. Me voilà en tribunes. Je déteste ça ! »

Logique !