Judo Charline Van Snick a du mal à encaisser son revers face à l’Israélienne Primo.

Charline Van Snick s’attendait sans doute à tout en -52 kg. Sauf à ça…

Une défaite, d’emblée, face à l’Israélienne Primo, 18 ans !

"Il y a des jours où rien ne va ! J’avais de bonnes sensations, mais j’ai livré un mauvais combat. J’ai déjà connu l’inverse et, franchement, j’aurais préféré. J’étais pourtant motivée, concentrée, mais elle m’a piégée. Je suis déçue parce que j’ai commis des erreurs à partir du moment où elle m’empêchait de développer mon judo."

Les yeux humides, la voix rageuse, Charline a du mal à encaisser ce revers et on la comprend. Tout ça pour ça. Six longues semaines de préparation ont été réduites à néant par la fougue d’une jeune judoka, médaillée de bronze l’an dernier, à l’Euro juniors, mais aussi cette année, dans la cour des grandes, tant à Lisbonne qu’à Agadir.

"Je savais qu’elle était dangereuse et, croyez-moi, je ne l’ai pas sous-estimée. Mais je n’ai rien pu, encaissant trois pénalités. Je n’ai rien compris à la troisième qui m’est fatale, mais là n’est pas le problème. Sur le fond, c’était mauvais. Et pourtant, je le répète : je me sentais bien."

Mais voilà, face à une Gefen Primo qui ne cessait d’avancer, portée par un public bruyant, tout acquis à sa cause, Charline a reculé. "Je ne trouvais pas de solutions ! Je suis un être humain. Il n’est jamais évident de prendre ce genre de fille pour la première fois en compétition, surtout à l’ Euro . Qui plus est, chez elle, raison pour laquelle elle semblait survoltée. Mais c’est le judo…"

Bien préparée, Charline Van Snick l’était assurément et c’est sans doute ce qui la rendait plus amère encore sur l’issue de ce combat de deuxième tour, le premier de la journée pour elle alors que son adversaire s’était déjà offert le scalp de la Chypriote Asvesta avant de s’incliner face à la Suissesse Tschopp, mais de se rattraper, en repêchages, contre la Slovène Stangar et de… décrocher le bronze aux dépens de la Turque Korkmaz.

Comme quoi Charline n’a pas été battue par la première venue lors de cet Euro

"Chaque compétition apporte son lot de points positifs et négatifs. Il faut conserver le positif et travailler le négatif. Je sais que les heures passées à l’entraînement ne sont pas vaines, qu’elles me serviront. Je suis persuadée que le travail va payer ! Je connais ma valeur et elle ne correspond pas avec ce que j’ai montré sur le tatami ce jeudi, à Tel-Aviv. En attendant, je dois vivre avec cette élimination précoce et continuer à bosser. J’avais volontairement limité mes compets à Paris et à Düsseldorf pour avoir un bloc de six semaines de préparation. Maintenant, je vais discuter avec mon entraîneur, Dimitri Dragin, pour voir comment rebondir après cet embêtant revers."

Il est vrai que la course à la qualification olympique débute déjà fin mai, en Chine, et que les rendez-vous en vue de Tokyo 2020 vont se succéder…

Sans compter, bien entendu, le Mondial, en septembre, à Bakou.