L’American Dream de Nicolas Colsaerts

Miguel Tasso Publié le - Mis à jour le

Omnisports

Le Bruxellois participe à l’US Open avec le secret espoir de frapper un grand coup

SAN FRANCISCO Tiger Woods renouera-t-il avec la victoire dans un tournoi du Grand Chelem après quatre années de disette ? Bubba Watson renouvellera-t-il sa performance du Masters d’Augusta ? Phil Mickelson s’adjugera-t-il enfin le Major qui tient le plus à son cœur ? Voilà quelques-unes des grandes questions que se pose la famille du golf à l’aube de l’US Open qui se dispute, de jeudi à dimanche, sur le parcours The Olympic Club de San Francisco.

Vu de Belgique, on en ajoutera, bien sûr, une autre : quelle performance réussira Nicolas Colsaerts ? Désormais membre à plein-temps du Top 50 mondial, le champion belge participe à cette deuxième levée du Grand Chelem de l’année avec le secret espoir d’y frapper un grand coup, au propre comme au figuré.

Tout auréolé d’un début de saison fracassant, avec en point d’orgue sa victoire au World Matchplay de Finca Cortesin, Colsaerts peut raisonnablement espérer signer une belle performance en Californie.

Le parcours (par 70) est d’une rare difficulté avec des fairways étroits et secs balisés par des centaines d’arbres, un rough épais, et des greens minuscules et rapides. Il ne serait pas étonnant que seuls quelques joueurs parviennent, dans ces conditions, à jouer sous le par. Mais ce défi ne fait pas spécialement peur à Nico qui affiche, depuis le début de l’année, des statistiques remarquables en terme de régularité, notamment au drive.

L’an passé, Colsaerts avait également participé à l’US Open mais, sous pression lors de cette pendaison de crémaillère aux States, il n’avait pas réussi à franchir l’écueil du cut. Cette fois, tout est différent. Désormais rodé à l’ambiance made in USA et fort de son nouveau statut de valeur montante du swing mondial, il aborde l’événement de façon bien plus sereine.

Pour sceller définitivement son parachutage dans la cour des grands, Colsaerts n’attend qu’une grande perf’dans un Grand Chelem. En l’espace de deux mois, il va avoir l’occasion de participer à trois Majors (US Open, British Open et USPGA). Il serait étonnant, vu sa forme du moment, qu’il passe à côté de ces différents rendez-vous.

Depuis le Memorial Tournament dans l’Ohio (où il termina 25e), Colsaerts a soigné son putting avec Dave Stockton à San Diego et s’est offert une petite excursion sur la côte Ouest avec ses parents. Fin prêt, il a hâte d’en découdre avec tout le gratin du golf mondial présent à San Francisco.

Grâce à ses récents exploits sur l’European Tour, le Belgian Bomber est de plus en plus médiatisé aux États-Unis où le golf est une religion. Son impressionnante longueur de balle au drive (plus de 300 m) en fait même un rival pour les grands spécialistes, genre Bubba Watson, Alvaro Quiros ou John Daly. Et l’on sait que les Américains raffolent de ce type de défis personnalisés !



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