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Les Red Wolves peuvent continuer à rêver d'une qualification pour le Mondial 2019 de handball masculin. Ils ont en effet battu la Turquie 27-21 (mi-temps: 12-12) lors de la 5e et avant-dernière journée de leur groupe éliminatoire, mercredi soir devant 900 spectateurs au Sportoase de Louvain. Un ticket pour les barrages sera l'enjeu du derby des pays-plats contre les Pays-Bas dimanche à Sittard.

Menée 1-3 après quelques minutes, l'équipe de Yérime Sylla s'est bien reprise pour compter deux goals d'avance, 12-10, grâce entre autres à des réalisations de Cauwenberghs et Damian Kedziora, peu avant la mi-temps, où les deux formations étaient à égalité pour leur retour aux vestiaires.

La Turquie a ensuite provisoirement repris les commandes (13-15). Mais elle n'a pas résisté à l'énergique réaction des Belges qui se sont détachés jusqu'à 22-17 sous l'impulsion de Cauwenberghs, auteur d'un hat-trick, de De Beule et Robyns, également buteurs. Nos compatriotes se sont ensuite contentés de contrôler les opérations pour finalement l'emporter 27-21, grâce à leur héroïsme en défense, à l'image d'Yves Vancosen se battant sur chaque ballon, et aux arrêts réalisés tout au long de la rencontre par le remarquable gardien Lettens.

Les deux équipes avaient fait match nul à Eskisehir, 27-27, lors de la première journée. Depuis les Red Wolves ont perdu 25-26 contre les Pays-Bas, et ont battu deux fois la Grèce, 33-28 et 26-24. Ils comptent 7 points au classement du Groupe 5, soit un de plus que les Néerlandais qui ont joué un match de moins. La Turquie a 5 points et la Grèce, qui accueille les Pays-Bas jeudi (19h00), aucun.

Seul le vainqueur du groupe se qualifie pour un double match de barrage au mois de juin, dernier stade de la qualification avant la phase finale, du 9 au 27 janvier 2019 au Danemark et en Allemagne. Elle rassemblera 24 nations, dont 12 européennes. Les deux pays hôtes sont déjà qualifiés, tout comme la France, tenante du titre.

Yerime Sylla: "Je leur ai fait confiance, ils me le rendent au centuple"

L'émotion était palpable dans le clan belge après la victoire sur la Turquie. Thomas Cauwenberghs, celui qui chante sans doute le plus fort au moment des hymnes, était sans doute l'un des joueurs les plus heureux puisque c'est de sa main qu'est venue la différence. "Mais je tiens avant tout à souligner la solidité du bloc défensif et particulièrement le match du duo Debeule-Vancosen", dit-il. "Cette victoire, nous l'avons construite du début à la fin. J'ai rarement vu un match aussi abouti de notre part. Bien entendu, il faudra encore aller gagner aux Pays-Bas mais nous nous sommes donné les moyens d'arracher cette finale, avec trois victoires en dix jours."

Cette gestion du physique et de la récupération, c'était une des fiertés de Yerime Sylla. "Nous avons voyagé mais nous avons mieux terminé le match que les Turcs qui étaient restés ici après leur match en Hollande", dit-il. "Je suis très ému car je suis arrivé ici sur la pointe des pieds, j'ai fait confiance à ce groupe et ils me le rendent au centuple: il n'y avait pas un seul pro dans le groupe quand je suis arrivé. Désormais, il y en a huit."