Autres sports Jean-François Vanwelde (USBW) s’est offert un nouveau record personnel.

L’icosathlon, c’est une discipline un peu folle de l’athlétisme puisqu’en l’espace de deux jours, les participants doivent boucler pas moins de 20 épreuves. Au programme : toutes les courses, tous les lancers et tous les sauts.

Ce week-end, 12 Belges participaient aux championnats du monde organisés à Delft, aux Pays-Bas. Parmi eux, on retrouvait Jean-François Vanwelde, affilié à l’USBW, parti vivre ses quatrièmes Mondiaux de la discipline. Une nouvelle expérience un peu folle mais plutôt satisfaisante. "Globalement, je suis très content de mon icosathlon. Je bats mon record personnel de 150 points pour le porter à 5.662 points. La première journée a été exceptionnelle. J’ai pris des risques en allant vite sur toutes les courses et mon corps a bien résisté. J’ai notamment amélioré mon record du 5.000 mètres d’une minute, du 400 mètres de 3 secondes et du 3.000m steeple de 30 secondes, ce qui m’a permis de gagner un paquet de points", débute-t-il.

La seconde journée fut plus délicate, notamment en raison de la succession des épreuves. "Le matin, j’avais des courbatures dans les jambes et je n’avais aucune sensation sur le 110 m haies, le 200 m ou le saut à la perche qui demandent des qualités d’explosivité et de souplesse. Heureusement, le 3.000 m, le 1.500 m, le javelot et un important soutien des supporters - tant à Delft qu’en Belgique via les réseaux sociaux - m’ont donné l’énergie nécessaire pour me battre jusqu’au bout de la dernière épreuve, le 10.000 m, et établir un nouveau record personnel."

La place, elle n’avait guère d’importance. "Je pense que je laisse un athlète derrière moi pour finir à la 17e place, mais comme pour tous les sports extrêmes, la place n’est pas le plus important."

Car l’icosathlon, c’est avant tout une discipline que l’on vit en groupe. "L’icosathlon est un sport absolument magnifique. Cette année, l’athlète le plus jeune en compétition avait 16 ans et le plus âgé devait avoir 72 ans. Plusieurs pays étaient représentés, dont le Japon et l’Afrique du Sud. C’est beau de pouvoir se comparer à des athlètes sur toutes les épreuves de l’athlétisme pour voir qui est le plus complet. En Belgique, plusieurs amis athlètes d’un meilleur niveau que moi hésitent à se lancer dans ce sport un peu extrême. J’espère les convaincre un jour de me rejoindre dans ce sport fou."