Omnisports

À cœur vaillant, rien d’impossible, ne dit-on pas… Soit. L’initiative est louable. Insérer un club bruxellois en Pro D2, l’antichambre du Top 14 chez nos voisins français.

Telle est l’une des suggestions de Philippe Close, le nouveau bourgmestre de la Ville de Bruxelles, dans une interview parue dans un article de nos confrères du Midi Olympique. L’idée est belle mais peu réalisable à court et même moyen terme. Pour différentes raisons à commencer par une différence de niveau trop importante entre la Pro D2 tricolore et un club de D1 en Belgique. Un essai en Fédérale 2 ou 1 serait moins utopique… Les joueurs de Pro D2 sont professionnels alors que l’ensemble du rugby belge vit à son rythme au bon vouloir, encore dans de nombreux cas, du bénévolat. Faute d’infrastructures majeures, de sponsors, de mécénat ou de subventions publiques, notre rugby reste confiné dans un certain amateurisme sans parler du manque de crédit auprès de Rugby Europe et World Rugby. Tâchons d’abord que notre ovale tourne rond avant de voir trop loin. Le maintien des Diables Noirs au sein du Six Nations bis est un peu l’arbre qui cache la forêt. Souhaiter que nos meilleurs jeunes puissent évoluer un jour au plus haut niveau français, c’est beau mais force est de constater que, ces dernières années, l’exode de nos espoirs fut plus souvent source de déceptions que de réussites…