Autres sports Le jeune Franco-Liégeois Julien Cadel a disputé ses premières minutes sous le maillot de la Belgique. "Il peut nous apporter de la fraîcheur".

La Belgique s’est imposée face à la Grèce jeudi soir à Louvain et va tenter de remettre le couvert à Thessalonique, ce qui lui permettrait de rêver encore à une participation à la Coupe du Monde 2019, qui aura lieu au Danemark et en Allemagne. Ce rêve, est aussi, depuis peu, celui du jeune Julien Cadel qui, jeudi, a disputé ses premières minutes sous le maillot de l’équipe nationale A.

"Je me disais que si on gagnait facilement, le coach ferait tourner et que je pourrais peut-être en profiter", dit-il. "Par contre, après avoir été sélectionné en U20, quand on m’a dit que je devais rejoindre le groupe A pour ces quatre matchs, j’ai tout de même été surpris."

D’autant que Julien n’est pas encore titulaire dans son club, à Sélestat, qui évolue en D2 française. Il émarge au centre de formation. De plus, il n’a jamais évolué en Belgique puisque il est né en Allemagne et s’est établi en France à partir de l’âge de quatre ans. "Mon père est français, ma mère est liégeoise", dit-il. "Ils se sont rencontrés en Allemagne, où ils travaillaient. Par la suite, ils ont déménagé en Alsace."

La Belgique possède désormais non seulement un coach français mais aussi un jeune espoir du hand de l’Hexagone. Mais Julien est très modeste et mesure tout le chemin qui lui reste à parcourir. "Je ne viens pas ici pour apprendre aux Belges à jouer au handball", rigole-t-il. "C’est plutôt le contraire: cette expérience doit m’aider à forcer ma place dans l’équipe de base de Sélestat, avec qui je m’entraîne de plus en plus régulièrement. Mais quand je vois Coco (Cauwenberghs) et Jeroen (De Beule) , je mesure parfaitement le chemin qu’il me reste à parcourir."

Mieux : il avoue ne pas avoir hésité un instant entre la nationalité belge et une hypothétique sélection en équipe de France. "D’abord, c’est un bon moyen de rendre hommage aux racines de ma maman", dit-il. "De plus, je ne pense pas que je deviendrai un jour un Expert : il y a des gars bien établis dans cette sélection et les places sont extrêmement chères."

Yerime Sylla, lui, explique que s’il a sélectionné aussi rapidement Cadel, c’est parce qu’il cherchait un arrière gaucher pour soulager Cauwenberghs, blessé au dos. "Mais aussi parce que Julien affiche une belle mentalité et veut progresser. Cette sélection vient un peu tôt mais, à terme, sa fraîcheur nous fera du bien."