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Le Mondial hongrois a tourné (trop) court pour Lola Mansour, battue d'emblée, en -70 kg, par la Suédoise Bernholm, n°14 mondial. Et la Bruxelloise était frustrée à sa sortie du tatami où elle estimait avoir été piégée par l'arbitrage. 

« J'étais bien dans ce combat. Mais, à un moment, la Suédoise m'a dominée à la garde. J'ai bloqué. Et l'arbitre central a crié : 'Mate'. Donc, arrêt du combat. Juste au moment où mon adversaire a lancé son mouvement. Moi, je n'ai pas résisté, pensant que ça ne comptait pas. Puis, un peu plus tard, les arbitres préposés à la vidéo sont revenus sur cette action pour accorder un avantage à la Suédoise. Peut-être ont-ils les images et pas le son ? Mais, sur le tatami, l'arbitre n'a plus rien à dire. Tout se juge en coulisses et, parfois même, par un superviseur qui ajuste encore les décisions prises au cours du combat. La prochaine fois, je tombe sur le ventre. »

En attendant, Lola a subi une défaite imméritée. « Je montais en puissance et je pensais pouvoir trouver l'ouverture à la prolongation. Même chamboulée par une blessure au doigt, ma préparation a été solide. Je me sentais bien, beaucoup mieux que lors des Championnats d'Europe, fin avril, à Varsovie. Alors, tout ça pour être sortie ainsi... C'est vraiment bête ! À la limite, j'aurais préféré prendre un ippon que devoir remballer mon kimono après un tel combat et une telle décision. Parce que, à une trentaine de secondes de la fin, je n'ai pu renverser la situation à puisqu'elle s'encourait dès que je l'approchais. »

Un sentiment que partageait Cédric Taymans, le DT francophone, qui avait pris place sur la chaise de coach pour conseiller Lola. « C'est malheureusement le judo. Il évolue, mais pas toujours dans le bon sens. J'espère que, la prochaine fois, la décision sera favorable à Lola parce qu'elle ne méritait pas d'être sortie ainsi, même si elle doit encore apprendre à s'engager à fond dès la première seconde. A travailler, bien sûr, à l'entraînement parce qu'elle a un sacré potentiel qui ne demande qu'à éclore. Mais ça prend du temps. Plus de temps qu'on n'a envie. Et, à ce niveau, l'expérience n'a pas de prix ! »