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En mai 2017, aux championnats de Belgique en grand bassin, on le disait sur le chemin du retour, bientôt prêt à se fixer de nouveaux objectifs. L'horizon de François Heersbrandt ne s'est pourtant jamais éclairci. Neuf mois et une opération au genou gauche plus tard, le nageur de 28 ans se bat toujours actuellement pour retrouver son meilleur niveau.

« J'avais subi une première intervention en janvier 2016, six mois avant les Jeux de Rio », rappelle-t-il. « Là-bas, j'ai sans doute un peu forcé. En tout cas, le problème n'était pas réglé : je n'ai jamais récupéré, même dans la vie de tous les jours. Et la saison passée s'est résumée à essayer, à avoir de plus en plus mal à chaque compétition. Ça a été la galère, j'étais au fond du trou, je savais à peine marcher. Il devenait donc urgent de trouver une solution. »

Fin août 2017, François Heersbrandt s'est retrouvé à nouveau sur le billard, à Uccle, pour une intervention reposant sur la technique des cellules souches.

« La particularité, c'est qu'il faut laisser le temps aux cellules de travailler : on m'a donné un délais de six mois sans compétition tout en me demandant de me limiter au maximum. Je ne peux pas dépasser une certaine vitesse à l'entraînement par exemple. Mais je suis emballé, ça se passe super bien pour l'instant. Bien sûr, je vais encore régulièrement chez le chirurgien, notamment pour des injections de PRP (plasma riche en plaquettes) pour résorber un petit éclatement à un endroit, et on est toujours dans une période où on doit faire attention à ce qu'on fait. Mais j'ai déjà repris pas mal au niveau endurance, je fais du travail en salle et je bosse beaucoup avec mon kiné. À partir de la mi-avril, je devrais reprendre un programme plus intensif. »

Et si les championnats nationaux pourraient servir de compétition-test en mai prochain, le sociétaire du CNSW en convient : « Pour les championnats d'Europe en grand bassin, a priori c'est râpé. Mais pour la suite de mon programme, je dois encore discuter avec la Fédération. Peut-être vais-je préparer une compétition qualificative en août. »

François Heersbrandt, qui a été prolongé d'un an par l'Adeps « sur base d'un rapport médical bien fourni », ne veut surtout pas brûler les étapes. « Je suis bien conscient que c'est ma dernière chance ! La convalescence prend du temps mais au moins, cette fois, je sens que ça avance. Je dois respecter mon programme si je veux atteindre mes quatrièmes JO à Tokyo en 2020. Si le physique suit, que la santé tient, et que les résultats reviennent, c'est jouable. »

En attendant, notre homme en profite pour terminer son bachelier en informatique de gestion.