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En attendant les analyses prévues en janvier

BRUXELLES Avec seulement neuf échantillons positifs sur les 4.770 prélevés à Pékin, les acteurs de la lutte antidopage pourraient se réjouir d'avoir gagné une bataille si la menace de rétro-analyses prévues en janvier ne pesait pas sur 500 sportifs. Neuf cas, c'est largement moins que les 26 infractions, en 2004, à Athènes. De là à dire que les gendarmes font peur...

Jacques Rogge, président du CIO, en charge des contrôles pendant les Jeux, n'a pas hésité à l'affirmer au soir de la clôture à Pékin : "Nous avons connu moins de cas grâce à la dissuasion. Il est devenu plus compliqué de tricher, parce que nous avons augmenté les contrôles. Et les sanctions sont aussi beaucoup plus dissuasives."

Le "nettoyage des écuries d'Augias" , selon l'expression de Patrick Schamasch, directeur médical du CIO, avait été opéré en amont des Jeux.

Ainsi, dès le mois de mai, une politique de ciblage basée sur un partage d'informations entre fédérations, agences nationales antidopage, CIO et Agence mondiale antidopage (Ama) avait entraîné la chute de 39 sportifs sélectionnés pour Pékin, dont, notamment, une demi-douzaine d'athlètes russes et des haltérophiles grecs et bulgares.

Il n'y eut plus à Pékin qu'à cueillir quelques-uns de ceux qui étaient passés entre les gouttes : l'athlète grecque Fani Halkia, championne olympique, et la cycliste espagnole Maribel Moreno, toutes deux ciblées, ainsi que sept sportifs tombés après leur compétition lors de contrôles de routine : l'heptathlonienne ukrainienne Lyudmila Blonska, les lanceurs de marteau biélorusses Vadim Devyatovsky et Ivan Tikhan, le tireur nord-coréen Kim Jong-su, tous les quatre médaillés, ainsi que la gymnaste vietnamienne Do Thi Ngan Thuong, l'haltérophile ukrainien Igor Razoronov et le kayakiste polonais Adam Seroczynski. Le bilan pourrait s'arrêter comme il pourrait s'allonger si les analyses rétroactives étaient fructueuses.

Édifié par les résultats de la série de tests menée en septembre par l'Agence française de lutte contre le dopage sur les échantillons du Tour de France grâce au nouveau test sanguin de l'EPO, type Cera, le CIO a décidé, à l'automne, d'y soumettre 400 échantillons suspects prélevés aux Jeux et de passer 100 autres prélèvements au dernier test de l'insuline. En revanche, rien de neuf sur le front de l'hormone de croissance malgré le test annoncé au printemps.



© La Dernière Heure 2008