Omnisports

Le champion d'Europe des légers s'est senti très fort physiquement face au Finlandais Tatli

Auteur d'une grosse prestation, samedi à Turku, en Finlande, où il a réussi à détrôner le quadruple champion d'Europe des légers et 3e boxeur mondial WBC Edis Tatli (lui infligeant au passage la 2e défaite de sa carrière en 31 combats), Francesco Patera est revenu pour nous sur ce duel remporté aux points. Une issue historique pour la boxe belge.

«J'ai toujours cru que j'étais capable de m'imposer», affirme le Limbourgeois de 24 ans. « Je me suis entraîné durement pour cela pendant plusieurs semaines et je suis heureux de voir que mon travail a porté ses fruits. »

Affilié au GMG Cheratte, Francesco Patera a mis les gants avec plusieurs de ses équipiers. « Notre chance, au club, est d'avoir plusieurs boxeurs d'excellent niveau qui préparent actuellement des échéances internationales importantes comme les frères Jamoye, tout le monde est donc affûté», souligne Marco Giuliani, du club liégeois. «En outre, ils évoluent tous dans des catégories de poids assez rapprochées, ce qui facilite les choses pour le sparring. On n'a pas besoin d'aller à l'étranger pour trouver des gens de qualité à l'entraînement. »

Un facteur qui a permis au nouveau champion d'Europe de se préparer dans les meilleures conditions. Mais c'est bien entendu lui seul qui a répondu présent sur le ring ce samedi 6 mai. Et ce, même si le camp finlandais a contesté la décision (partagée) des juges, comme souvent dans ces cas-là.

« Je n'ai rien volé ! » affirme, de son côté, Francesco Patera. «Les premiers rounds ont été assez équilibrés, ses coups étaient puissants mais ça allait encore. Il a tenté de me mettre la pression et j'ai répondu en étant très actif, en touchant beaucoup. Et j'ai senti dans le dernier tiers du combat que j'avais l'ascendant physiquement. Il était clairement plus fatigué que moi et au final, je l'emporte logiquement. »

Et la suite ? « D'abord, je vais prendre du repos. Puis je vais voir avec mon manager quelles sont mes obligations en tant que nouveau champion d'Europe. »

Renseignements pris auprès du président belge de l'EBU, Bob Logist, le cas de figure actuel (une victoire face au champion lors d'une défense volontaire) impose au nouveau tenant du titre d'affronter le challenger officiel, en l'occurrence le Français Yvan Mendy, sauf si ce dernier accorde au champion une défense volontaire dans l'intervalle.

« Les règles de l'EBU sont strictes mais c'est précisément pour cette raison que le titre européen a de la valeur et que Patera est un vrai champion», souligne Bob Logist.

Quand on sait que Mendy est l'un des deux seuls boxeurs à avoir vaincu Patera (il y a un an) en 20 combats, on se dit que cette opposition ne manquerait, en tout cas, pas d'intérêt !