Omnisports Le retrait d’Anvers force l’Euromillions Volley League à revoir ses plans.

L’Euro des Red Dragons terminé, l’ Euromillions Volley League peut reprendre et chercher un successeur à Roulers. Malheureusement, ce sera à neuf et non à dix puisque Anvers disparaît - temporairement ? - du paysage de la Ligue A. Aucun descendant, une formule remaniée, des matchs télévisés via la Belgian Volley TV et son système intelligent… Les dossiers ne manquent pas pour Philippe Boone, le président, qui enchaine une 2 e saison à cette place. "Le bilan est plutôt bon avec un état d’esprit retrouvé entre les grands et les petits et en observant un élan de solidarité."

Le forfait de Topvolley Anvers vient un peu gâcher ce bilan…

"C’est une machine qui n’a jamais réussi à trouver ses marques. Ils pensaient que la solution passerait par l’engouement et la passion, ils surfaient un peu sur la saison 2014 : Coupe, finale des playoffs avec une Arena anversoise remplie et la Champions League. Il y a eu un problème de dynamique sportive aussi."

D’autres clubs sont-ils dans la même situation ?

"Non, les autres clubs sont sains. Heureusement, en volley, on ne parle évidemment pas de millions d’euros. On travaille dorénavant de manière plus transparente avec les clubs. On est aussi là pour les accompagner en toute confidentialité et éviter ça."

La saison sera donc perturbée…

"Ne pas avoir d’enjeu sportif pour les playdowns n’est pas l’idéal. On pense à mettre sur pied, après la phase régulière, trois poules de trois en fonction des résultats et les playoffs seraient constitués des trois vainqueurs de groupe et du meilleur deuxième. Les autres équipes se disputeront alors le cinquième ticket européen. Théoriquement, nous avons jusqu’à la fin de la phase régulière pour mettre cela en place."

Quid pour l’avenir, notamment avec la Ligue B ?

"Le cap est encore trop grand (NdlR : Achel avait refusé de monter, sauvant Guibertin) . Nous ne fermons pas la porte non plus à permettre à un club de passer outre l’aspect sportif pour évoluer en Ligue A si toutes les conditions sont respectées, à l’instar du basket, par exemple."

Vous avez reversé 80 % des revenus aux clubs.

"On veut amener le volley à s’améliorer. Exiger des petits clubs comme Waremme, Gand ou Guibertin qu’ils soient pro et entrent dans la galaxie de Roulers, c’est impossible et indécent. La redistribution a été réalisée sous deux formes. D’abord un prize money en fonction du ranking . Ensuite, en fonction des joueurs semi-pro, dont la rémunération est de 10.800€/an, que le club a. Par joueur, c’est 2.500€, pour l’entraîneur 5.000€. Le montant total tournait autour de 350.000€-400.000€."

"Le niveau s'est resserré pour les petits"

Pour la succession de Roulers, le nom des favoris est assez facile à trouver. Roulers est en première ligne pour un sixième titre d’affilée alors qu’Emile Rousseaux a annoncé qu’il ne fera pas la saison de trop, cette sixième année terminée. "Chaque sportif veut gagner, mais je crois que Roulers ne serait pas contre une année de transition pour l’intérêt sportif du championnat belge. De plus, derrière Maaseik, je crois qu’Alost sera vraiment un élément perturbateur", lance Philippe Boone. En parfait Liégeois et en bon président de la Ligue, il garde un œil sur le reste du plateau. Guibertin et Waremme se sont renforcés et ne veulent pas faire de la figuration. Derrière ce trio, il y a une place à aller chercher. "Les clubs du top restent au-dessus de la mêlée. Pour les petites équipes, le niveau s’est toutefois resserré. À Guibertin, il faudra voir comment évolue Seppe Baetens qui reste sur une saison difficile à Nantes avec sa blessure. S’il arrive à s’imbriquer dans l’équipe, ça pourrait bien donner. Chacune a, pour moi, sa place en playoffs."