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La Belgique menait de six buts à la pause.

Le début des pré-qualifications pour le Mondial 2019 connait déjà un léger accroc pour les Red Wolves, contraints au partage en Turquie.

Ce qu’il y a deux ans aurait été pris comme une victoire peut être analysé cette fois comme une demi-défaite. Mener de six buts à la pause et se laisser rejoindre à 10 minutes du terme n’aurait jamais dû arriver. Dans le camp belge, on tente pourtant de relativiser.

“Je parlerai plutôt d’un bon match nul et un bon point pris à l’extérieur,” souligne Thomas Cauwenberghs. “Je crois que sans leur public, ils ne s’en sortaient pas”. Il est vrai que dans le chaudron d’Eskisehir, l’atmosphère électrique n’a pas rendu la vie facile à des Red Wolves peut-être un peu fatigués par les 16 heures de voyage de la veille. “On l’a tous un peu senti effectivement”, reconnait Caucau.

Pourtant, le scénario de la première période laissait envisager une victoire tranquille pour lancer véritablement cette campagne qualificative : un Jeff Lettens bien en jambes directement, un très bon collectif ponctué par le bras de Damian Kedziora (meilleur buteur belge) et une défense qui tenait le coup là où l’année dernière, c’était la plus grosse lacune tricolore. “Défensivement, c’est clair que c’est un match à retenir tant l’engagement était bon. On a atteint un niveau de jeu intéressant.”

La 2e période fut beaucoup plus compliquée à gérer. “On ne trouvait plus de solutions sur leur défense qui était montée. C’était un peu moins bon derrière avec les rotations effectuées pour laisser souffler les gars”, analysait le sélectionneur Yérime Sylla. “Certains ont rendu une très belle copie comme Damian Kedziora mais en 2e période, il fut bien bloqué et on n’a pas trouvé les espaces. C’est dommage mais ce point fera peut-être la différence à la fin.”

Belgique : Lettens, Ooms 5, Spooren, T. Bolaers 2, Devisch, Cauwenberghs 4, Denert, Danse, Neuville, Colman, D. Kedziora 13, B. Kedziora 1, Vancosen, Qerimi 1, De Beule 1.