Running La deuxième édition de l’Enduro Trail se tiendra le vendredi 8 mai à la citadelle de Namur, en marge de l’Xterra Belgium

Quand on parle d’enduro, on pense inévitablement à la moto, voire au VTT. Moins à la course à pied. Pourtant, à Namur, les organisateurs de l’Xterra Belgium croient dur comme fer au potentiel de cette discipline qui propose des sections chronométrées - les spéciales - et des sections libres - les liaisons.

Pour la deuxième année se tiendra le vendredi 8 juin prochain l’Enduro Trail de Namur, dans le cadre majestueux de la Citadelle de Namur. Soit la veille de l’Xterra Belgium, triathlon conjugué à la sauce tout-terrain et qui s’érige désormais comme l’un des événements sportifs phares de l’année à Namur. Cet enduro se veut innovant voire délirant et s’adresse aussi bien aux passionnés de trail et de running qu’aux sportifs ayant moins l’habitude de chausser leurs baskets pour avaler les kilomètres. Florian Badoux, organisateur de l’Xterra Belgium, nous en dit plus.

Florian Badoux, d’où est venue cette idée de mêler enduro et trail dans un même concept ?

"Notre volonté est d’ouvrir notre événement, l’Xterra Belgium, à un public plus large. L’Xterra, dans sa version longue (1.500 mètres de natation, 38 km de VTT pour 1.000 m de D+ et 10 km de trail pour 350 D +) s’adresse à un public de passionnés. C’est pourquoi nous proposons aussi à côté un format plus court, le Xterra light, mais également l’Enduro Trail la veille, sans oublier une rando VTT. Ce ne sont pas les triathlètes qui s’élanceront le lendemain qui participent à l’enduro. Mais bien un public de sportifs qui veut passer un bon moment. Des footeux ou basketteurs en fin de saison, par exemple, s’y amuseront. Le trail, comme l’enduro, a une image sympa, conviviale. L’Enduro Trail, c’est la possibilité de passer un bon moment en famille, entre amis, tout en faisant du sport, voire même en découvrant Namur et sa citadelle sous un autre jour."

Le concept n’est donc pas réservé à l’élite ?

"Non, pas du tout. Bien sûr, les meilleurs émergeront au classement. Mais l’Enduro Trail se veut justement ouvert au plus grand nombre. Le circuit de 8 km est libre, sans chrono. Seules les spéciales sont chronométrées. Chacun peut donc gérer l’effort à son rythme. Et il est possible, même si on a des niveaux différents, d’être ensemble la plupart du temps."

Quelles qualités faut-il pour y briller ?

"Il faut assurément de l’explosivité. Il faut pouvoir envoyer les watts lors des spéciales, qui sont autant d’efforts courts mais intenses. Ce n’est pas une épreuve où les qualités d’endurance sont fondamentales. C’est pourquoi on s’adresse à un public bien plus large que celui qu’on peut retrouver sur les épreuves chaque week-end."

Des surprises attendent les participants…

"Oui, nous ne voulions pas récompenser uniquement les meilleurs. Lors de chaque spéciale (NdlR : dont une aux couleurs de Belgium Running) , quatre coureurs, en plus du lauréat, recevront un lot, offert par l’une des cinq marques partenaires, une par spéciale donc."

Quel chiffre de fréquentation vous comblerait ?

"L’événement a du potentiel, j’en suis persuadé, mais est aussi dépendant de la météo. Avoir 300 participants serait déjà une bonne chose."



De l’Enduro à l’Xterra

L’Enduro Trail prendra le départ pour la deuxième année consécutive en ouverture au week-end de l’Xterra Belgium, rendez-vous qui attire quelques-uns des meilleurs athlètes d’Europe du cross triathlon. L’Enduro Trail a pour volonté d’élargir le public de l’Xterra mais aussi d’attirer de futurs potentiels triathlètes vers les autres épreuves du week-end.

C’est le cas, notamment, de Guillaume Sepulchre. Deuxième de l’Enduro Trail en 2017, le résident d’Emptinne a décidé cette année de franchir le cap pour se lancer sur l’Xterra Light (500 m de natation en Meuse, 18 km de VTT et 5 km de trail). “J’avais participé par curiosité à l’Enduro Trail dans le cadre de ma préparation pour les trails et j’y ai découvert une ambiance sympathique en plus d’un concept assez délirant”, explique-t-il. Cet atmosphère lui a donné l’envie de venir encourager ses amis le lendemain. “Je suis venu soutenir des copains sur l’Xterra et l’ambiance était tout simplement incroyable. Cela m’a donné envie, à mon tour, de me lancer.”

© dr

C’est donc sur le light que Guillaume va découvrir le triathlon, une nouveauté pour cet adepte du trail. “Je n’ai jamais participé à ce genre d’épreuve. J’ai déjà fait des duathlons cross mais c’est tout. J’ai dû apprendre à nager pour l’occasion. C’est d’ailleurs parce que je ne suis pas encore assez bon nageur que je reste sur le light, poursuit-il.

Car il est là avant tout pour s’amuser. “Je le fais pour prendre du plaisir et me tester. Peut-être qu’un jour je viendrai à en faire davantage. Mais ici, c’est avant tout le côté cross qui m’a attiré.”

S’il n’a pas d’ambition sur cette course, il nourrit déjà l’envie d’en découvrir davantage. “Si cela se passe bien, je tenterai sûrement le full l’année prochaine et je pourrai même me laisser tenter par cette aventure dans d’autres pays…”