Running Le plus ancien marathon de Wallonie se tiendra c e dimanche 13 mai au départ de Visé

Le Maasmarathon de la Basse-Meuse, au départ de Visé, fait figure d’ancêtre dans le toujours jeune paysage de la course à pied francophone. En 1999, il se lançait dans la grande aventure avec la particularité de proposer un parcours transfrontalier emmenant les coureurs aux Pays-Bas avant de revenir vers Visé après avoir traversé la Meuse à Maastricht. Depuis, la concurrence s’est renforcée en Belgique, notamment avec l’émergence toute récente du populaire Marathon de Namur. Avant la 20e édition qui aura lieu ce dimanche 13 mai, Tony Guarino, président du Marathon de la Basse-Meuse, s’est confié à Belgium Running.

Vous fêtez la 20e édition de votre organisation en 2018. Vous avez même, durant des années, fait figure d’exception dans le calendrier des courses belges…

"Nous avons en effet été le premier marathon de Wallonie pendant très longtemps. Nous avons un passé mais aussi un statut je pense. En 2017, nous avons accueilli 3.300 participants sur l’ensemble de nos épreuves (un semi, un marathon relais, un 9 km, un 5 km et des courses pour enfants sont aussi organisés) , ce n’est pas rien. Nous attirons aussi près de 30 pour cent de coureurs étrangers, dont beaucoup de Néerlandais vu notre position géographique. Mais le calendrier a beaucoup changé depuis, avec notamment l’émergence du marathon d’Anvers, puis le Beer Lovers’ Marathon à Liège et, dernièrement, celui de Namur."

Vous êtes jaloux de l’énorme succès rencontré dès la première année par Namur ?

"Jaloux, non. Déçu, un peu. Je trouve ça dommage qu’il y ait trois marathons en Wallonie et que tous les trois se tiennent en l’espace d’un mois. Un marathonien fait, sauf exception, maximum deux fois 42,195 km sur une année. S’il choisit une grande course à l’étranger, il ne reste place que pour un seul rendez-vous en Belgique. Mais c’est ainsi et le calendrier est de plus en plus chargé."

Quels sont donc les atouts pour que le marathonien belge choisisse Visé plutôt qu’une autre course ?

"Nous sommes d’abord les plus abordables. Seulement 40 €, sauf si on s’inscrit le jour de la course. L’organisation, je pense, est très bien huilée, notamment au niveau de l’assistance médicale grâce à notre collaboration avec le groupe CHC. Enfin, j’insisterais sur la grande convivialité avant, pendant et après la course. À ce titre, il y aura encore plus d’animation musicale cette année sur le parcours."

D’autres nouveautés pour cette 20e édition ?

"La formule fonctionne et il n’est pas question de tout révolutionner. Mais on essaye chaque fois de s’améliorer. Cette fois, on proposera un village gourmand sur le site de départ et d’arrivée alors qu’un service de cryothérapie sera mis à disposition des coureurs après l’effort."