Running Le Jambois, après s’être offert un 100 km sur les sentiers d’Houffalize, vient de remporter le 48 km du Castle Trail.

Sébastien Mahia est plein de ressources. Non content d’accumuler les kilomètres et les succès sur les routes aux quatre coins du pays, le Jambois s’aligne désormais régulièrement sur des trails. Comme ce fut le cas ce dimanche à La Roche-en-Ardenne, avec un succès sur le 48 km, la plus longue distance du Castle Trail.

Sébastien Mahia, le trail, c’est votre nouvelle passion ?

"Oui et non. Mais à force d’accumuler les courses en Belgique depuis quelques années, je dois avouer que je les connais presque toutes par cœur. Et comme j’aime découvrir et m’amuser, aller sur des trails, un nouveau terrain de jeu pour moi, me permet de varier les plaisirs."

On peut désormais vous coller l’étiquette de traileur ?

"Non, je ne me considère pas comme tel. J’aime d’ailleurs autant un 20 km sur route qu’un 20 km trail. Dans ma tête, je reste un routier et il n’est pas question de tourner le dos à la route actuellement. Mais course sur route ou trail, cela reste de la course à pied et, à mon sens, c’est complémentaire. C’est dommage que, dans l’esprit de certains, il y ait une frontière entre ces deux disciplines de la course à pied. Moi, tant que je prends du plaisir…"

Trail ou route, où estimez-vous pouvoir briller le plus ?

"À force de courir quatre courses par week-end, j’ai développé pas mal de fond et cela m’aide sur les trails, comme lors de mon premier 100 km à Houffalize que j’ai fini 3e. A contrario, j’ai sans doute perdu un peu de vitesse par rapport à il y a deux ans. Mais je reste un néophyte sur les sentiers et, même si je parviens à aller chercher quelques succès en trail, je pense pouvoir encore aller décrocher de beaux résultats sur route, mon terrain de jeu préféré."

Avec l’envie de faire encore mieux qu’en 2017 ?

"Avec 37 succès cette année, je peux en effet toujours espérer faire aussi bien, voire mieux, que mon record de 79 victoires. Mais courir n’étant pas mon métier, la difficulté majeure sera sans doute plus d’ordre financier que physique…"