Running

La populaire course à obstacles se tiendra les 23 et 24 juin prochains dans la sablière de Mont-Saint-Guibert

La Sand Race, c'est cette course à obstacles qui se tient dans le cadre pour le moins particulier de la sablière de Mont-Saint-Guibert, en plein coeur du Brabant wallon. Depuis quelques années déjà, elle rencontre un énorme succès. En 2017, ils étaient quelque 5.500 à avoir demandé un dossard pour une épreuve qui se décline sur 5 et 10 km et qui, malgré un décor aux allures de désert, se veut accessible à tous.

Cette année, la Sand Race, pour faire face au flux, se déclinera sur deux jours. Adieu les embouteillages, du moins on l'espère. Car c'était là le point noir d'une dernière édition surchauffée.

© DEMOULIN BERNARD

Pour être prêt pour l'événement, les organisateurs ont prévu, via leur page facebook, un plan d'entraînement. Qui mêle un peu de sérieux et pas mal de second degré, à l'instar du rendez-vous. "Le but est d'y aller crescendo et de travailler à la fois l'endurance et la force pour pouvoir profiter le Jour J", indique Kevin Vincart, pour l'organisation. "Nous avons mis cela sur pied suite à un sondage que nous avions fait, dans lequel 70 % des participants avaient répondu qu'ils n'étaient pas encore prêts physiquement pour l'édition 2018."

De notre côté, après avoir pris part au rendez-vous en juin dernier, on vous livre notre ressenti sur cette expérience à vivre au moins une fois dans sa vie, qu'on soit adepte de course à pied ou plus simplement désireux de s'amuser tout en ayant un minimum de condition physique.


Un coeur bien entraîné

La Sand Race, c'est, vu le décor de la plus grande sablière de Belgique, du dénivelé à ne plus en finir et des côtes à faire pâlir les trails les plus réputés du pays. L'épreuve est donc loin de ne réclamer qu’une bonne endurance. On est donc loin ici d’une petite balade entre amis. Mais ici, le chrono n'a aucune importance. A chacun de trouver son rythme, quitte à marcher. Pour ceux qui auraient l'esprit de compétition bien développé, sachez que les obstacles, une vingtaine sur le parcours de 10 km que nous avons testé, ne permettent pas au cœur de se reposer, bien au contraire. Ramper sur le sable, traverser un mur de pneus ou encore grimper à la corde ne permet pas de ne pas taquiner la zone rouge. Sous la chaleur, les pulsations montent donc rapidement dans les tours et les quelques passages plus roulants permettent alors de reprendre son souffle. Donnant à la course une allure de bonne séance d’intervalles.

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Il faut de gros biscotos

Sur la Sand Race, savoir courir 5 ou 10 bornes ne suffit pas. Ce n'est d'ailleurs pas là que vous trouverez votre principale source de plaisir sur ce type d'épreuve. Mieux vaut aussi avoir un peu de force dans les bras pour pouvoir assumer certains obstacles : grimper à la corde, traverser une rivière en étant suspendu à la force des bras ou encore franchir, toujours au-dessus d’une marre d’eau, un pont de singe.

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Equipez-vous correctement

La course à obstacles, ça ne s’improvise pas non plus au niveau vestimentaire. Ou du moins, ça ne devrait pas. Ce n’est souvent qu’après coup qu’on se rend compte que, par exemple, on aurait dû faire autrement. Ici, il faut mieux mettre des chaussettes hautes, histoire d’éviter les frottements lors des passages avec cordes. Et également, pour les mêmes raisons, se protéger les mains, comme avec des gants de vélo, version mitaines. Pour le reste, si la chaleur est de mise, il vaut mieux faire au plus léger dans un environnement où l'ombre est quasi inexistante et où la cuvette créée par la Sablière renforce la sensation de chaleur. Privilégiez cependant des vêtements techniques près du corps, histoire d’éviter de s’accrocher à chaque obstacle, de bien évacuer la transpiration tout en n’accumulant pas du sable à chaque glissade ou descente sur les fesses. Pour les chaussures, si c'est un coup d'essai, il ne sert à rien d'investir dans des baskets typées courses à obstacles. Une paire de (vieilles) godasses de running fait très bien l'affaire, laquelle, sachez le, souffrira sur ce type d'épreuve.


Ne pas avoir peur du vide

Le jump final, l'an dernier, a marqué les esprits des participants. Si les obstacles ne sont pas encore tous connus (même si l'on sait que la thématique du désert sera développée un maximum, il y a fort à parier qu'un saut dans le vide figurera encore au menu 2018. Pour les plus téméraires, c'est une chute de huit mètres qui était proposée, avec atterrissage sur un cousin gonflé. Ca n’a l’air de rien mais, d’en haut, le sol paraît bien bas. Mais l'événement se veut grand public. Dans ces cas là, des options intermédiaires (au nombre de deux l'an dernier) sont toujours proposées.

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Gare aux chevilles

Courir sur le sable sollicite déjà plus que d’habitude les chevilles. La sablière de Mont-Saint-Guibert, quand il fait sec surtout, peut être encore plus piégeuse. Ornières et autres pièges sont à dompter avec une certaine prudence, sous peine d’encourir une entorse qui peut venir ternir la fête. Pour briller ou simplement ne pas se blesser en course d’obstacles, mieux vaut donc avoir de solides chevilles et ne pas hésiter à faire en guise de préparation un travail spécifique de proprioception.