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Robert Bosmans était ravi de l'édition 2018 da Liégeoise, une course qui a à nouveau battu tous les records

"C’est la huitième édition et à chaque fois, nous avons eu plus de monde", nous confiait Robert Bosmans, l’organisateur du circuit MC Woman Race. "Certes, la météo était de notre côté mais je pense qu’à Liège, on ferait la course dans un parking souterrain, les femmes viendraient aussi en nombre. C’est la victoire d’une équipe, d’une ville qui y croit mais surtout, des femmes qui adhèrent à ce projet solidaire en venant toujours plus nombreuses. Elles savent qu’elles soutiennent la recherche contre le cancer et que leurs foulées trouveront une utilité concrète. On mesure le succès d’une épreuve au nombre d’inscrits. Ici, elles étaient 2.265 à se lancer dans l’aventure. On le mesure aussi aux retours que l’on voit ci et là. Sur les réseaux sociaux, je n’ai eu que des retours positifs. Je peux vous dire que c’est encourageant et que cela me donne des ailes pour me réinventer davantage encore pour l’année prochaine. J’espère que ce succès liégeois servira de locomotive aux courses suivantes à travers toute la Belgique."

Si certaines vedettes étaient de la partie - elles aussi avant tout pour soutenir l’action -, la Woman Race permet aux anonymes qui veulent se dépasser de prendre du plaisir en course. "Le regard des femmes n’est pas le même que celui des hommes quand on est en course", nous expliquait Nadine, une dame un peu forte. "Ici, je cours sans complexe car je ne me sens jamais jugée, observée. Je cours pour moi, en toute simplicité. Et si mon inscription peut s’avérer utile, j’en suis ravie."

Aurore n’en était pas à son coup d’essai. "J’adore cette épreuve. Partir de ce site unique, sous le soleil de surcroît, c’est fort en émotion. Nous sommes toutes dans le même bain, aussi bien la première que la dernière. Ici, le chrono est mis à l’écart. Pour moi, seul être là compte. J’ai passé plus de temps à rire et à papoter qu’à regarder ma montre. C’est ça aussi la Liégeoise."

La Liégeoise a donc encore séduit et les autorités communales l’ont compris. Elles seront là en 2019 pour soutenir l’épreuve et garder le site du départ.


Céline : “Dépasser la douleur”

Céline, l'une des nombreuses participantes, arborait un petit bandeau noir au bras durant la course. Elle était très émue à l’arrivée du 6 km. “J’ai perdu ma maman il y a quelques semaines à peine. Elle a été emportée par la maladie contre laquelle je donne de ma personne aujourd’hui. Je ne suis pas une sportive, loin s’en faut, mais je voulais marquer le coup, dépasser la peine et la douleur en sa mémoire. J’espère, en toute modestie, que la toute petite pierre que je porte aujourd’hui à l’édifice de la lutte contre le cancer pourra servir à quelque chose. Et quand j’ai vu autant de monde au départ, je sais que mon geste, comme celui des 2.264 autres dames, n’est pas vain.”