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Kerksken a savouré modestement sa victoire à Ogy, au terme d'une lutte au sommet qui, malgré la sévérité du score, aura régalé les nombreux spectateurs qui avaient fait le déplacement en espérant que les extra-terrestres de l'élite morde quelque peu la poussière en terre lessinoise.

«Je suis un compétiteur avant tout», débutait Samuel Brassart, le «Gant d'Or» en titre. «Je sais que comme nous ne recevrions aucun cadeau de personne, nous n'en faisons jamais non plus, mais habitant à huit minutes de ce ballodrome, je suis déçu pour cette équipe talentueuse, solidaire et animée, et ce club familial où il fait bon venir. Elle méritait amplement ce point qui s'est refusé à elle. Le début de partie n'a pas été top, cela a été équilibré puis on a pu aller au repos avec parfois un peu de réussite dans certains coups. La perte du jeu de Benjamin (Dochier)? Cela ne nous a pas perturbés puisqu'on ne cherche pas à prendre trois points mais à viser les 13 jeux. Ils font encore 5-9 mais ensuite, nous avons été plus pointus, notamment Nicolas (Nantel) qui fait une grande lutte à la frappe.»

Ce 24 sur 24, c'est inédit? «Peut-être, mais le but n'est pas de prendre un maximum de luttes à trois points. En ce début de championnat, l'objectif est de bien se lancer en vue de la Grand-Place. Pour les Flandres, il y avait trois favoris avec Baasrode, Galmaarden et nous. Notre premier week-end était difficile sur papier avec la venue de Thieulain et le déplacement à Galmaarden. En signant un 6 sur 6, nous nous sommes mis dans de bonnes conditions. Et puis après, il a fallu attendre ce week-end-ci pour avoir de l'opposition digne de ce nom. Sirault méritait aussi un point samedi. Mais Ogy s'est battu pour nous bousculer. Cela manque dans notre compétition cette hargne. On ne joue pourtant pas toujours à un haut niveau. On se contente de jouer dans le jeu, ce qui est l'ABC de notre sport, et de profiter des erreurs adverses. Après, on sait que c'est en septembre que l'on doit être prêt pour les playoffs.»