Omnisports Toma Nikiforov est le dernier Belge en lice, notre dernière chance de médaille…

Au terme d’une longue préparation, au cours de laquelle il ne s’est pas ménagé, Toma Nikiforov a débarqué dès lundi, à Budapest, non sans avoir assisté, en direct, avec quelques potes, au fameux combat de boxe opposant Floyd Mayweather à Conor McGregor. S’il est arrivé si tôt dans la capitale hongroise, c’est parce que le Bruxellois ne veut rien laisser au hasard. "J’ai besoin de prendre mes marques, de tout repérer : la distance entre l’hôtel et le lieu de la compet , la salle d’échauffement, la chambre d’appel. Et aussi de prendre la température de l’enceinte où je serai amené à combattre. Tous ces détails sont importants pour moi. Et puis, en me retrouvant ici, dans le monde du judo, c’est plus facile pour le régime. Même si je n’avais plus trop de kilos à perdre avant de venir parce que j’ai bien géré. Enfin, au mieux. Plus je prends de l’âge, plus je monte haut. J’ai quand même été jusqu’à 110 kg."

Hum…

De Budapest, Toma garde deux souvenirs. Un bon et un mauvais. "En 2009, j’ai décroché la médaille d’argent au Mondial -18 ans (NdlR : il ne fut battu que par le Japonais Igarashi…) . En 2013, je m’y suis occasionné une luxation de l’épaule à l’ Euro , lors de mon combat de repêchage face au Letton Borodavko. Un souvenir très douloureux pour moi."

Détendu et souriant, même s’il le fut un peu moins quand, le premier jour, il a perdu son accréditation, Toma n’oublie rien de ses victoires comme de ses défaites. Il sait qu’il a connu un creux en avril-mai et, notamment, aux Championnats d’Europe, après avoir enflammé Düsseldorf en février. "Je ne digère pas la défaite. Où que ce soit et contre qui que ce soit. Je ne les oublie pas. Je les efface avec d’autres victoires."

Ce pourquoi il est à Budapest… La victoire, la médaille. D’or, de préférence car Toma Nikiforov n’est jamais rassasié. Et pour y parvenir, il s’est livré comme jamais ces deux derniers mois, partant en stage à Spa, à Houlgate, à Papendaal et, enfin, à Jodoigne. "Je pense qu’Houlgate fut le meilleur stage auquel j’ai participé parce qu’il y avait l’équipe de France, avec Teddy Riner, les Japonais, les Allemands, etc. À Papendaal, j’ai retrouvé les Néerlandais."

Et les randoris (combats) se sont enchaînés pour un Toma qui aime ça. "Oui, j’aime le combat ! Et je suis prêt à en découdre."

Son premier adversaire sera le Roumain Radu (28 ans), qu’il n’a jamais rencontré jusqu’ici. S’il passe, il retrouvera le Kazakh (31 ans), qu’il n’a jamais combattu non plus. Mais attention : celui-ci fut champion du monde, en 2009, alors que Toma était encore cadet…