Omnisports Le Bruxellois s’est vu annuler son ippon sur étranglement face au Russe Bilalov.

"Nous sommes des combattants et nous savons que nous pouvons perdre. Mais je ne peux pas être d’accord avec ce qui s’est passé ce samedi. J’ai toujours respecté les règles du sport. Mais je ne peux pas comprendre la décision qui m’a privé de la médaille d’or. Même le Russe m’a dit qu’il était désolé. Nous sommes des judokas. Nos corps sont préparés à assumer ça. Merci pour le soutien et bonne Journée mondiale du Judo !"

Postés sur Facebook, ces mots traduisent l’immense tristesse de Toma Nikiforov au soir de sa finale, perdue, au Grand Chelem d’Abou Dhabi. Un combat que le Bruxellois avait gagné avant que les arbitres vidéo ne s’en mêlent. Étranglé par notre compatriote, son adversaire, le Russe Bilalov, a tapé pour signifier son abandon. L’arbitre, sur le tatami, a levé le bras et crié "ippon".

Mené au score jusque-là, Toma a bondi de joie, conscient d’avoir renversé une situation compromise. Mais, quelques secondes plus tard, il dut déchanter, ce même arbitre annulant sa décision sur ordre des préposés à la vidéo. "J’ai été appelé à la table et ils m’ont expliqué que la prise de Toma était dangereuse pour les ischios du Russe ! Mais il faut bien qu’il prenne appui quelque part pour son étranglement. Et il n’y avait aucun danger ou, alors, il faut arrêter le judo !" lance Damiano Martinuzzi.

La suite fut une parodie, Nikiforov n’ayant plus la tête à combattre et encore moins à participer à la cérémonie protocolaire. Au-delà des deux mille dollars (la différence de prize-money entre l’or et l’argent…) que lui coûte cette décision, il pourrait commencer à croire qu’il dérange la… Russie. Parce que ce n’est pas la première fois qu’il est victime d’une décision arbitrale profitant à un judoka russe. En février, à Paris, il s’était incliné face à Denisov pour une clé de bras soi-disant interdite et, là aussi, on avait prétexté la mise en danger de l’intégrité physique de son rival…