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Le boxeur français Tony Yoka, champion olympique des super-lourds à Rio en 2016, a écopé d'un an de suspension jeudi à la suite de ses infractions aux règles antidopage. Il va contester cette sanction devant le Conseil d'Etat, a annoncé son avocat à l'AFP. L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) "sanctionne sévèrement ce qu'elle reconnait elle-même n'être qu'une négligence administrative", a regretté Me Arnaud Péricard.

Le boxeur de 26 ans se voit reprocher d'avoir manqué à trois reprises en moins d'un an, de juillet 2016 à juillet 2017, à ses obligations de localisation pour des contrôles inopinés, auxquels doivent se soumettre les sportifs de haut niveau.

En décembre dernier, il avait écopé d'une suspension beaucoup plus clémente, douze mois avec sursis, devant la fédération française de boxe (FFB), mais l'AFLD, soucieuse d'appliquer le code mondial antidopage, s'était saisie du dossier.

Ce code prévoit deux ans de suspension ferme pour une telle infraction, ou un an au mieux, "en fonction du degré de la faute du sportif".

Après son titre de champion olympique à Rio en 2016, le boxeur s'est fixé l'objectif de devenir le premier Français à remporter le titre de champion des lourds chez les professionnels. Un plan baptisé "La Conquête" et pour lequel il a signé début 2017 un contrat d'exclusivité de quatre ans avec Canal +, estimé entre 8 et 10 millions d'euros.