Omnisports La Belgique entame les pré-qualifications du Mondial 2019. Les Experts semblent déjà si loin.

Quatre mois après avoir subi, en France, sa sixième défaite consécutive lors du dernier tour qualificatif pour l’Euro 2018, un niveau qu’ils n’avaient jamais atteint, les Red Wolves sont de nouveau sur le pont.

Cette fois, l’adversaire ne s’appelle pas Norvège ou France et n’a pas un palmarès à faire saliver n’importe quel handballeur. La Turquie, les Pays-Bas ou encore la Grèce en janvier, les concurrents de la poule 5 de cette campagne qualificative pour le Mondial 2019, en Allemagne et au Danemark, ne font pas rêver. Après avoir livré de très belles prestations, et après avoir failli battre les Experts à Liège en novembre 2016, le niveau et les affiches sont donc bien loin de ce qu’ils avaient pu rencontrer.

"Moralement, ce n’est pas dur, non, de devoir jouer à nouveau des équipes à un échelon inférieur des qualifications", souligne Yérime Sylla, le sélectionneur. "Au contraire ! Maintenant qu’on a goûté à ce niveau au-dessus, on n’a qu’une seule envie, c’est de retourner voir ce qu’il s’y passe. Si on l’a fait une fois, on peut le refaire. Maintenant, il va falloir tirer les enseignements de ces six matchs pour réussir à rééditer pareille performance. N’oublions pas que c’était une première !"

Ce droit d’affronter la France et la Norvège, deux poids lourds du hand mondial, les Red Wolves étaient allés le chercher face à… la Turquie. Ironie de l’histoire, il y a un an et demi, lors des qualifications pour le Mondial 2017, la Belgique était étrillée par les Turcs. Quelques mois plus tard, face à ces mêmes adversaires, les Red Wolves écrivaient l’une des plus belles histoires du jeu à 7 en Belgique.

"C’est vrai qu’avant de réussir à battre cette Turquie, on en avait perdu des matchs", se souvient le Français, à ce poste depuis 2011. Ce mercredi, Sylla peut aussi se baser sur un groupe qui avait vécu ces moments à Liège face à la Turquie et ensuite la France. "Ce que nous ont appris ces six derniers matchs, c’est que nous arrivons à marquer beaucoup de buts à nos adversaires. Dans l’autre sens, nous avons encaissé trop de buts. La clé, ce sera donc la défense. En Turquie, nous devons en tout cas viser la victoire, ce qui nous donnera des ailes pour dimanche et les Pays-Bas à Louvain."