Autres sports

On dit d’un curriculum vitae qu’il est bon lorsqu’il fait une page. Pour le plaisir, il était intéressant de consulter celui de ce boulimique de travail.

Cinq pages. Il faudrait plusieurs vies pour pouvoir afficher cela sur un C.V. Outre ses diplômes, Carl Willem compte un nombre incalculable de certifications et de spécialisations. Il est médecin-chirurgien, médecin-pompier, médecin para-commando… La liste est trop longue. Mais elle en dit long sur le personnage. Il se construit au fil des rencontres. Chaque «bonjour» peut aboutir à une nouvelle relation.

Mais comment en est-il arrivé là ? Petit déjà, Carl Willem veut devenir… médecin ! Il ne le sait pas encore mais ses études vont l’amener à faire la connaissance de Pierre Paul Roquet. «Un de mes plus grands amis», lance celui qui est né à Auvelais. «C’est lui qui va orienter ma vie vers la médecine sportive. C’est un dermatologue réputé, il a travaillé pour le Sporting de Charleroi. Je lui ai dit que je n’irais jamais courir sur un terrain pour aider les sportifs. Je me suis trompé. C’était lancé.»

L’homme va croiser la route du Docteur Collart qui est un des responsables de la médecine sportive à Charleroi. «Il va me confier la coordination du suivi médico-sportif à Charleroi.» Carl Willem ajoute : «J’ai d’ailleurs une grande pensée pour lui qui vit un drame actuellement.»

Du Sporting de Charleroi à Action 21, en passant par l’équipe nationale de basket, le Spirou, le tennis de table, le tennis, l’athlétisme ou encore le cyclisme, il va toucher à tout. «Ce fut une aventure incroyable en Belgique. J’ai également suivi Enzo Scifo à Tubize, à la grande surprise d’Abbas Bayat qui pensait m’avoir à temps plein pour le Sporting.»

Il compte de nombreuses participations à la Ligue des Champions et de nombreux titres nationaux au cours de son parcours. «Mais je suis un homme de challenge, c’est là que je puise la passion.»

Récemment, il a ajouté quelques lignes à son parcours professionnel. «J’ai donné de nombreuses conférences à travers la France et le monde. J’ai également enseigné à l’Université de Nice. J’ai aussi collaboré avec l’Insep qui sort les champions français. J’ai même côtoyé le comité olympique.»

Dans ces quelques lignes se cachent sans doute de futures aventures que le «Doc» devrait prendre plaisir à explorer.



>>> Une interview à lire aussi dans notre édition papier de ce jeudi 17 mai.