Omnisports Pilier des Yellow Tigers, Valérie Courtois a annoncé officiellement sa retraite internationale.

Arrivée à Paris Saint-Cloud cette saison sous les ordres du Belge Stijn Morand, Valérie Courtois a refermé l’un des grands chapitres de sa longue carrière. À bientôt 28 ans, la meilleure libéro de l’Euro 2013 a en effet décidé de mettre fin à sa carrière internationale huit ans après ses débuts.

"J’y songeais déjà l’été dernier et puis, finalement, j’ai arrêté ma décision en novembre", précise la sœur aînée de Thibaut qui est suivie par l’infatigable capitaine Charlotte Leys dans cette démarche alors que Lise Van Hecke, celle qui termine régulièrement meilleure marqueuse, a, de son côté, demandé officiellement de souffler un an.

L’Euro 2017, au terme duquel les Yellow Tigers n’ont décroché aucune victoire, restera son dernier grand rendez-vous sous la vareuse nationale. "J’ai quand même eu la chance de jouer pas mal de championnats", continue la diplômée en bio-ingénierie qui ne regrette pas sa décision. "J’ai vécu de supers moments comme l’été 2013 qui restera mon plus grand souvenir. On décroche l’argent à l’Euroleague alors que c’était nouveau pour nous et on enchaîne avec le bronze à l’ Euro allemand. En fait, j’ai fait tout ce que je pouvais faire en équipe nationale. À cette période, tout concordait entre l’ambiance et les résultats."

Depuis, il est vrai que le Team Belgium coaché par Gert Vande Broek, également en place au sein du ministère des Sports flamand et à la tête de la meilleure équipe en Belgique, peine à confirmer et cela se ressent évidemment au sein du groupe. "Ce qui m’a poussée à quitter l’équipe est que la motivation n’est plus intacte. Si je ne suis pas à 100 %, il n’est pas utile de continuer. J’ai surtout le sentiment que l’alchimie entre le coach et l’équipe n’était plus la même. Ça n’aide pas. Ce n’est plus comme avant."

Avec la jeune génération qui pousse derrière, dont la jeune Amber De Tant, Valérie préfère se concentrer sur sa carrière en club et même les arrivées de Frauke Dirickx, l’une des artisanes de la progression des Yellow Tigers en 2013, et Sarah Smits dans le staff national, n’ont pas encouragé la Marianne à changer son fusil d’épaule.

"Non du tout. De plus, ma décision avait été prise avant et elle est définitive. Je crois que, de toute façon, les changements peuvent aider l’équipe et insuffler un nouvel élan. Je l’espère en tout cas."

Le visage que les Yellow Tigers afficheront au mois de mai prochain pour préparer les qualifications de l’Euro 2019 (la Belgique n’est pas qualifiée pour le Mondial 2018) sera donc différent.