Omnisports Éliminée d’emblée par la Biélorusse Skrypnik, Charline Van Snick était triste.

Sa mine, à la sortie du tatami, en disait long sur sa déception. Aux côtés de son entraîneur, Dimitri Dragin, Charline Van Snick était au bord des larmes après son élimination, dès le premier tour de ces Championnats d’Europe, face à la Biélorusse Skrypnik. Il est vrai que notre compatriote n’avait plus connu pareil affront depuis… 2011, à Istanbul.

S’asseyant sur les marches de l’escalier menant à l’entrée principale de la Torwar Arena, elle discuta avec son coach de la manière avec laquelle elle avait subi ce combat face à une adversaire qui l’avait déjà battue, il y a trois semaines, à Tbilissi.

Regagnant lentement la salle d’échauffement, Charline émit le souhait de ne pas commenter à chaud ce revers.

Puis, revenant rhabillée des vestiaires, elle poursuivit sa discussion avec Dimitri Dragin, lequel essayait de lui remonter le moral. "Je sais ce que je vaux… Et je ne vaux pas ça !", lâcha-t-elle, d’emblée. "J’ai manqué de tout, de mobilité, d’agressivité, face à cette Biélorusse que, pourtant, je connaissais. Mais, à partir du moment où elle a pris l’avantage, j’ai été incapable de me remobiliser, de la bousculer. Son judo statique ne me convient pas. Mais ce n’est pas une excuse. Je ne me suis pas reconnue dans ce combat. Peut-être étais-je encore fatiguée par l’enchaînement des trois récentes compétitions auxquelles j’ai pris part. Mais je n’avais pas le choix ! Avec ma blessure du début de saison, j’ai été obligée de m’y aligner pour prendre un maximum d’adversaires et m’adapter à cette catégorie. Et j’ai sans doute sacrifié mes Championnats d’Europe."

Le constat est direct, franc. Il est vrai que Charline Van Snick ne tourne jamais autour du pot. Mais cette défaite tombe mal… "Je ne vais pas, je ne veux pas, m’arrêter à cette défaite. Je sais que j’ai ma place en -52 kg où j’ai déjà rivalisé avec quelques ténors, dont la Brésilienne Miranda, n°2 mondial. J’y ai également une énorme marge de progression. Et je le prouverai tôt ou tard !"

Sa dernière défaite au premier tour d’un Euro datait de 2011, en -48 kg, une catégorie où quand elle montait sur le tatami, Charline figurait parmi les favorites. Ici, elle est devenue l’outsider. Et encore… Avec des hauts comme, le 10 mars, à Bakou et des bas comme ce jeudi, à Varsovie. "Inutile de revenir sans cesse avec mon ancienne catégorie. J’y ai mon palmarès, mais j’entends désormais écrire une autre histoire où il y aura forcément de bons et de mauvais moments. Et, la saison 2017 n’est pas terminée ! Au contraire… Je vais maintenant analyser la situation, en tirer les enseignements et trouver les solutions pour repartir de l’avant. Place à l’entraînement et retour à la compétition, au plus tôt, à la mi-juin, à l’occasion du Grand Prix du Mexique…"

Triste, mais déjà le regard tourné vers l’avenir…