Autres sports L’équipage belge du be.brussels - Caraïbos a tiré son épingle du jeu

Bien sûr, il y a la prochaine et première participation de Jonas Gerckens à la Route du Rhum dans trois mois, la future épopée de Denis Van Weynbergh sur le Vendée Globe en 2020. Mais dans le sillage de ces fers de lance de la voile belge, d’autres skippers en herbe, rêvant sans doute aux mêmes destinées dans une part de leur imaginaire, s’initient à la compétition sur des eaux moins prestigieuses, peut-être, mais tout aussi valorisantes et génératrices d’espoirs les plus fous.

Et ces jeunes, comme à l’accoutumée, étaient au rendez-vous, pour trois semaines de régates et de raids côtiers sur le Tour Voile (ancien Tour de France à la voile). Forçant le respect de tous les équipages professionnels ou semi-professionnels, les Belges sur leur Diam 24 be.brussels - Caraïbos, ont encore tiré leur épingle ue jeu à de multiples occasions. Au décompte final, l’équipage belge décroche la 25e place pour sa… 25e participation.

Mais au fil des ans , le fossé s’est creusé entre les purs amateurs et le reste de la flotte. Le bateau français, Lorina Limonade Golfe du Morbihan, vainqueur final du Tour Voile, affiche un budget de 400.000 € pour la saison en étant propriétaire du Diam 24 alors que le trimaran be.brussels - Caraïbos se contente de 75.000€, la location du bateau étant incluse dans le budget… On ne joue pas dans la même pièce comme nous le confirme Mady Fobert, manager de l’équipage belge depuis des lustres.

"Il n’y a pas de secret. Ceux qui nous devancent au classement ont une marge de préparation et de moyens nettement plus conséquents. En outre, ils disposent de centres d’entraînement en Bretagne ou Méditerranée qui accroissent grandement leur compétitivité. En disputant la majorité des Grands Prix en avant-saison, ils accumulent de l’expérience qui nous fait cruellement défaut aux moments cruciaux sur les parcours. Cela dit, nous clôturons cette 25e participation en devançant les Bataves de Delft Challenge, seuls vrais amateurs comme notre équipage. C’est une petite satisfaction mais elle est d’importance."

Une chose est certaine, Il y aura bien un équipage belge au départ en 2019. "Nous serons encore de la partie mais je souhaite ardemment un équipage, à défaut de moyens financiers conséquents, qui mange et dorme Diam 24 jour et nuit. L’assistance permanente d’un préparateur avant et après chaque régate de même que le concours d’un zodiac d’assistance en mer ne seraient pas du luxe même si l’entraide n’est pas un vain mot sur le Tour Voile…"