Rugby Mais l’Irlande, qui a battu les Wallabies et les All Blacks, se pose en sérieux outsider.

Quatorze succès de rang depuis l’arrivée de l’Australien Eddie Jones à la tête du XV de la Rose. Le bilan est éloquent. Sur sa lancée du Grand Chelem 2016, l’Angleterre s’est offert le scalp des Boks, des Fidjiens, des Pumas et des Wallabies. Ne manquait que les Blacks pour réussir un autre Grand Chelem. C’est dire si les Anglais ont réussi l’amalgame de la discipline, de la force mentale et de l’innovation. N’en jetez plus, la Coupe est pleine. Oui sauf que la Rose est, depuis quelques mois, décimée par les blessures (Tuilagi, Robshaw, Marler, Launchbury, les frères Vunipola et Watson) devraient manquer toute la compétition. Férocement, l’Angleterre débutera le Tournoi par le Crunch face aux Tricolores avant de clore l’édition en Irlande pour ce qui pourrait bien être, le 18 mars, l’officieuse finale du Six Nations. Pour pallier cette cascade de forfait, Eddie Jones pourra compter sur le retour de suspension de son épidermique capitaine Dylan Hartley qui cumule 60 semaines d’exclusion depuis le début de sa carrière pour l’ensemble de son œuvre…

Derrière les Anglais , qui auront l’avantage de recevoir trois fois, les Irlandais semblent les plus costauds. Vainqueur en 2014 et 2015, le XV du Trèfle a réalisé l’exploit en automne en venant à bout des maîtres néo-zélandais. Battue par les champions du monde à Dublin, elle a bouclé novembre par un succès sur l’Australie. La sélection de Joe Schmidt semble un outsider plus sérieux que le pays de Galles. Attention tout de même au XV du Poireau, qui aura l’avantage de recevoir ses deux principaux adversaires à Cardiff.

L’Écosse, avantagée par le calendrier, pourrait sortir du bois pour la dernière de Vern Cotter. En France, les attentes autour du sélectionneur Guy Novès sont énormes. Le calendrier défavorable l’empêche de fixer un objectif précis mais le besoin de victoires se fait ressentir après une tournée marquée par les frustrations face aux Aussies et Blacks. C’est aussi ce que se dit l’Italie, deux mois après une victoire historique contre les Boks. Un calendrier favorable pourrait permettre à la Squadra d’oublier les dernières éditions.

© D.R.