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L'Angleterre finit sans forcer en surclassant les Samoa.

L'Angleterre a largement battu les Samoa (48-14) samedi à Londres, marquant sept essais lors du troisième et dernier test-match d'automne pour les deux équipes.

Le XV de la Rose termine ces tests d'automne invaincu, après sa victoire contre l'Argentine (21-8) puis son large succès contre l'Australie samedi dernier (30-6).

L'entraîneur anglais Eddie Jones, qui avait largement fait tourner son effectif pour ce dernier match de l'année, compte à présent 22 victoires en 23 matches depuis qu'il est arrivé à la tête de la sélection.

Malgré les neuf changements par rapport à sa formation de la semaine passée, le XV de la Rose n'a pas tardé à montrer son efficacité, inscrivant deux essais dans les 10 premières minutes par Brown (2) et Lozowski (9).

Mais les Samoans réduisaient la marque peu après par Fa'asalele (13) et l'écart à la pause n'était pas encore rédhibitoire pour les joueurs du Pacifique (22-7, 40e).

L'Angleterre devait attendre l'heure de jeu pour se mettre complètement à l'abri, quand Daly (61, 77), Slade (70) et Rokoduguni (80) aplatissaient dans l'en-but.

Vui inscrivait un essai anecdotique pour les Samoa (73), qui achèvent de leur côté cette tournée dans l'hémisphère nord sous des cieux bien sombres.

Les îliens ont perdu leurs trois matches, contre l'Ecosse, la Roumanie et l'Angleterre alors que le Premier ministre samoan a annoncé début novembre que la Fédération samoane de rugby était en faillite.

En amont de cette dernière rencontre, la Fédération anglaise avait promis de donner 75.000 livres (plus de 84.000 euros) des recettes de samedi à son homologue samoane, même si les joueurs anglais n'étaient pas allés jusqu'à céder leurs primes de match.

La Fédération écossaise avait aussi déjà payé pour les dépense de la délégation samoane avant son test-match du 11 novembre.


L'Ecosse atomise l'Australie avec huit essais

Humiliation: l'Ecosse a sévèrement corrigé l'Australie (53-24) pour clore en beauté, et avec huit essais, sa série de test-matches automnaux encourageants pour le XV du Chardon, samedi à Edimbourg.

Après son succès contre les Samoa (44-38), une courte défaite contre les doubles champions du monde All Blacks (22-17), les Ecossais de Gregor Townsend ont envoyé un message à un peu plus de deux mois du Tournoi des six nations.

Pour les Australiens, le voyage dans l'hémisphère nord se termine en débandade, avec un deuxième revers consécutif après la rouste samedi dernier contre l'Angleterre (30-6). Dommage pour le talonneur Stephen Moore, qui prenait sa retraite du rugby samedi après-midi après 129 sélections avec les Wallabies.

Cela avait pourtant mal commencé pour les hommes de Townsend, avec la blessure à l'échauffement de leur arrière vedette Stuart Hogg. C'est finalement Maitland qui a glissé à l'arrière, le remplaçant McGuigan débutant à l'aile pour finalement s'offrir un doublé.

Mais ce contre-temps n'a pas du tout refroidi le XV du Chardon: les Ecossais ont enflammé Murrayfield en attaquant de toutes parts.

McGuigan marquait le premier sur un ballon relâché par les Australiens (10-0, 16). Les Wallabies revenaient ensuite dans le match de la plus belle des manières avec un doublé de Kuridrani en trois minutes (34, 37), à chaque fois sur petit coup de pied à suivre de Foley.

Et patatras! Alors que les Ecossais étaient en difficulté, Kepu réalisait un déblayage de l'épaule sur la tête de Watson et recevait un carton rouge (39). Comme sonnés, les Australiens repassaient immédiatement derrière quand Price s'échappait d'un maul à quelques mètres de la ligne (mi-temps: 17-12).

Les finalistes de la dernière Coupe du monde s'offraient ensuite un répit en revenant à niveau grâce à Beale (17-17, 44)... Puis à 14 contre 15, ils finissaient par s'effondrer face à une Ecosse déchaînée.

Maitland, Richie Gray, McGuigan pour son doublé, Huw Jones, Barclay et McInally franchissaient la ligne face à une Australie complètement ailleurs.


L'Afrique du Sud prend sa revanche sur une faible Italie

L'Afrique du Sud a très nettement battu l'Italie samedi à Padoue (35-6), prenant ainsi sa revanche après sa surprenante défaite d'il y a un an face au même adversaire.

Les Springboks traversent certes une période difficile mais ils étaient tout de même beaucoup trop forts pour l'Italie, qui n'a pu inscrire que deux pénalités contre les cinq essais transformés de l'Afrique du Sud.

Après leur victoire 20-18 en novembre 2016 à Florence, la première de leur histoire face à une des grandes nations de l'hémisphère Sud, les Italiens espéraient pourtant rééditer l'exploit, ou au moins accrocher les Sud-Africains.

Sergio Parisse et les siens ont d'ailleurs réussi dix très bonnes premières minutes, mais ils n'en ont été récompensés que par trois points et ils ont ensuite été constamment contraints à défendre.

L'Afrique du Sud a elle marqué deux essais sur ses deux premières possessions et a fait parler sa supériorité physique, notamment sur chaque maul, où l'Italie a terriblement souffert.

Sous la pluie battante de Padoue, les hommes de Conor O'Shea ont également manqué d'efficacité, avec une pénalité facile ratée par Canna juste avant la pause ou un long temps fort conclu par un ballon perdu en milieu de deuxième période.

"Ils ont été trop forts pour nous, surtout physiquement. Leurs avants sont d'un autre niveau. Nos 20 premières minutes ont été bonnes et je reste confiant, mais l'Afrique du Sud est meilleure", a déclaré le sélectionneur irlandais de l'Italie.

"C'est dommage qu'on n'ait pas concrétisé notre bon début de match. La défaite est dure mais ces trois semaines ont été très positives pour le futur. Un groupe se construit, on travaille bien, je reste confiant. Mais les résultats parlent et on ne peut pas se satisfaire d'une défaite comme aujourd'hui", a de son côté déclaré le capitaine Parisse.


L'Irlande prend sa revanche sur l'Argentine

L'Irlande a battu l'Argentine samedi 28 à 19 dans un match qui lui tenait particulièrement à coeur et termine la tournée d'automne avec le plein de confiance et trois victoires en trois matches.

La dernière confrontation entre les deux équipes avait vu les Pumas éliminer sèchement les Irlandais en quarts de finale de la dernière Coupe du monde, le 18 octobre 2015 à Cardiff (43-20).

Mais cette fois, les Argentins n'ont pas fait le poids.

Malgré une paire de centres inexpérimentée, avec Aki et Farrell ne comptant qu'une sélection chacun, le XV du Trèfle poursuivait sur la lancée de ses victoires contre l'Afrique du Sud (38-3) et les Fidji (23-20).

Dans un froid polaire, après deux pénalités de Sexton, Stockdale perçait plein champ, profitant du bon travail de Farrell et Sexton, pour aller inscrire le premier essai (21).

L'Argentine ne parvenait pas à exploiter dix bonnes minutes avant la pause (13-0, 40) et regrettait rapidement ce manque de réalisme quand Stockdale perçait une nouvelle fois sa ligne de défense en tout début de seconde période pour s'offrir un doublé (20-0, 42).

L'Argentine réagissait enfin sur une passe au pied de Sanchez bien exploitée par Tuculet, qui partait à la limite du hors-jeu pour aller aplatir (20-7, 55). L'arbitre français Mathieu Raynal avait recours à l'arbitrage vidéo pour revoir l'action avant d'accorder l'essai.

Cependant, Stander, en force (63), redonnait à l'Irlande une marge de manoeuvre qui allait s'avérer précieuse en fin de rencontre. En effet, les Argentins poussaient et réduisaient le score sur deux essais dans les dix dernières minutes, oeuvres de Leguizamon (71) et Moyano (28-19, 80).

Avant les hymnes, un moment de silence avait été observé en mémoire des 44 marins du sous-marin argentin disparu, le capitaine Agustin Creevy tenant un maillot frappé du numéro 44.


La Nouvelle-Zélande bat le pays de Galles

L'ailier néo-zélandais Rieko Ioane, impliqué sur les cinq essais des siens, a éteint les rêves du Pays de Galles de battre pour la première fois depuis 1953 les All Blacks, vainqueurs 33-18 samedi à Cardiff.

Comme les Ecossais une semaine plus tôt, battus de peu (17-22) par les doubles champions du monde en titre, les Gallois y ont cru jusqu'au bout et auraient mérité de l'emporter.

Mais comme leurs cousins celtes, les hommes de Warren Gatland ont fait preuve de quelques maladresses qui leur coûtent l'exploit, alors que les Néo-Zélandais ont comme d'habitude assuré leurs finitions de manière clinique.

La sélection de Steve Hansen termine ainsi sa tournée en Europe invaincue (5 victoires dont 3 tests) et boucle une nouvelle année d'écrasante domination sur le rugby mondial, avec deux défaites (Australie et Lions britanniques et irlandais) et un nul (Lions) comme seuls accros.

Elle le doit à son collectif parfaitement huilé mais avant tout à l'ailier vedette Rieko Ioane, auteur d'un doublé en fin de match (62e, 74e) sur la pelouse du Millenium Stadium.

Mais il est aussi actif sur les trois autres essais néo-zélandais. C'est lui qui amène le premier essai en perforant la défense galloise pour transmettre à Aaron Smith. Le demi de mêlée réalise lui aussi un joli numéro en crochetant Owen Williams et adresse un bijou de passe sautée à l'autre ailier, Waisake Naholo, qui résiste de justesse à Steffan Evans (3-7, 15e).

C'est encore Ioane qui amène le ballon sur la ligne d'en-but galloise pour le doublé de Naholo, encore une fois servi par Smith (6-12, 39e).

Mais les Gallois s'accrochent après avoir parfaitement négocié un surnombre joliment conclu par Scott Williams (11-12, 40e). Alors, Ioane raffute Evans, mobilise Owen Williams et Leigh Halfpenny et offre ainsi l'essai sur un plateau à Anton Lienert-Brown, avec une passe à terre après contact (11-19, 58e).

La star des Blues intercepte une passe galloise au milieu de terrain pour aller marquer son premier essai de la tournée sans opposition (11-26, 62e).

Le XV du Poireau s'accroche un peu avec l'exclusion du capitaine néo-zélandais Sam Whitelock et l'essai en suivant de Gareth Davies (18-26, 70e).

Mais Ioane, élu sans surprise homme du match, met fin au suspense en s'engouffrant dans le rideau défensif adverse sans rencontrer de résistance pour son doublé (18-33, 74e).


Le XV de France tenu en échec par le Japon (23-23)

La catastrophe a été évitée: le XV de France de Guy Novès est passé tout proche d'une septième défaite de suite en concédant un nul heureux samedi contre le Japon (23-23) en clôture des tests de novembre, qui le plonge un peu plus dans le doute.

La série de six revers, dont cinq test-matches, une première depuis 35 ans, se sera donc arrêtée sur la pelouse synthétique et sous le toit couvert de la U Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine), salle de spectacles flambant neuve inaugurée pour l'occasion en version rugby.

Mais il s'en est fallu de très peu: principalement de la transformation manquée par l'ouvreur Yu Tamura de l'essai de Asaeli Ai Valu (73, 23-23), qui avait permis aux Brave Blossoms d'égaliser dans une enceinte incrédule.

Un nul conclu sous les sifflets de la U Arena, dont une partie du public s'est également moquée de son équipe: "remboursez, remboursez" en fin de match, après "on se fait ch..., on se fait ch..." en première période.

Sans les 13 points au pied de François Trinh-Duc, le XV de France ne s'en serait sans doute pas sorti par la toute petite porte.

Le niveau actuel des Bleus, incapables de s'imposer face aux meilleures nations mondiales (18-38 contre les All Blacks et 17-18 face à l'Afrique du Sud ce mois-ci) et qui doivent batailler face à une équipe du "Tier 2", le deuxième groupe mondial, inquiète, tant les Japonais ont bien plus proposé, par leur jeu rapide et de mouvement.

Samedi, leurs deux grosses occasions en première période ont symbolisé leurs lacunes actuelles en attaque: fébrilité et manque de clairvoyance.

Teddy Thomas s'est d'abord montré trop gourmand, tardant à faire la passe, finalement en-avant, pour envoyer Damian Penaud à l'essai (6).

Sur la deuxième, Baptiste Serin a d'abord choisi le mauvais côté sur sa percée, puis la passe sautée de Guilhem Guirado a annulé un surnombre, avant un en-avant devant l'en-but de Sekou Macalou (18). Et dans la foulée, ballon enterré à la suite de la pénaltouche.

Menés 8 à 3 après un essai de Shora Horie (23), les Bleus ont dû attendre la toute fin de la première période (40), et un essai de Rabah Slimani, pour passer devant au score (13-8).

Avant, donc, de vivre plus de trente minutes sous très haute pression, après l'essai de Gabriel Lacroix (49). Seul éclair ou presque dans une soirée triste où les Bleus ont frôlé la correctionnelle, mais n'éviteront pas les questions.