Rugby Deuxième de la D1 belge avant la trêve, Soignies entend bien le rester jusqu’au bout

Sept victoires, une défaite… à Dendermonde : le bilan du Rugby Club de Soignies est plus que positif à l’heure de passer à l’année suivante. Différents facteurs expliquent ce bon début de saison.

Un effectif renforcé

Misant sur des jeunes qui prennent de la bouteille en D1, le RC Soignies a gardé l’ossature de son équipe mais a réussi à la renforcer qualitativement avec les frères Williams (deux internationaux) et Steve Way. "Il y a eu très peu d’arrivées mais il y a de l’expérience", se réjouit Bertrand Billi. "On est très content des jeunes qu’on a lancés et des autres jeunes qui confirment."

Le statut est assumé

Les Sonégiens sont désormais attendus par tout le monde mais les Carriers ne comptaient pas rester sur leurs acquis avant d’entamer cette saison. "On est en effet dans une sorte de routine de remise en question", indique le joueur-entraîneur. "Au sujet de la performance, de qui s’occupe de quoi. On doit mettre les joueurs dans le confort sans pour autant en faire des assistés. Cet été, on a cherché un bon équilibre."

Points négatifs

Si le bilan comptable est presque parfait, il reste toutefois quelques points négatifs ou des aspects à travailler. "C’est vrai qu’au niveau des avants, la jeunesse n’est pas toujours une bonne chose mais il faut qu’ils acquièrent de l’expérience en mêlée", souffle Boris Montoisy, le coach des avants. "On sait ce qu’on doit travailler."

Là où les Hennuyers doivent aussi travailler, c’est la discipline. Les Carriers ont été sanctionnés plusieurs fois de jaunes et même de rouges. "Mais pour l’instant, ça ne nous a pas coûté de points. Preuve en est que même à 14, on arrive à assurer", ajoute Billi. "Que ça ne porte pas à conséquences sur le long terme avec la suspension de certains cadres."

En 2018

La deuxième partie de saison pourrait être un peu plus délicate. "On doit aussi tenir compte des examens qui vont venir perturber la reprise du championnat ou encore les blessures de joueurs cadres, ce qui viendrait un peu déstabiliser les jeunes", s’inquiète Montoisy. L’équipe nationale et le Six Nations B pourraient aussi venir enrayer la machine. "Elle va réquisitionner 5-6 joueurs de chez nous et pour l’avoir déjà vécu, on sort de là carbonisés", souffle Billi. "On devra aussi atteindre notre pic de forme pour les playoffs. Assumons nos ambitions : un autre résultat qu’un Top 2, et accueillir la demi-finale, avant les playoffs sera un échec."