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L'Angleterre sacrée

L'Angleterre a remporté son deuxième Tournoi des six nations consécutif grâce à sa victoire éclatante avec bonus contre l'Ecosse samedi à Twickenham (61-21), lors de la 4e et avant-dernière journée.

Grâce à ce succès assorti de sept essais anglais, le XV de la Rose égale le record de la Nouvelle-Zélande de 18 succès internationaux consécutifs obtenus lors des année 2015 et 2016.

Les Anglais auront l'occasion d'aller chercher un deuxième Grand Chelem de suite et de battre le record des All Blacks samedi prochain à Dublin lors de la dernière journée du Tournoi.

En attendant ce potentiel record, le XV de la Rose dispose de 18 points au classement du Tournoi-2017, soit huit de mieux que ses deux plus proches poursuivants, l'Irlande et la France (10 pts).

Quant au sélectionneur Eddie Jones, arrivé après le désastre de la Coupe du monde 2015, le technicien australien est toujours invaincu après 17 matches à la tête de l'Angleterre.

Si lors des précédentes journées contre l'Italie (36-15), le Pays de Galles (21-16) ou la France (19-16), l'Angleterre avait eu du mal à rentrer dans le match, ce n'a pas été le cas à sous le ciel clément de Twickenham.

Sept essais

Les coéquipiers de Dylan Hartley n'ont jamais été en danger samedi grâce notamment au centre Jonathan Joseph, rappelé dans le XV de départ par Eddie Jones et auteur de trois essais.

Dès la deuxième minute, l'entreprenante Ecosse, victorieuse du pays de Galles lors de la précédente journée (29-13), se retrouvait temporairement à 14 suite au plaquage dangereux de Raser Brown sur Elliot Daly.

Les trois-quarts anglais en profitaient pour lancer un Joseph tranchant sur la touche suivante. Le centre anglais fendait la défense pour le premier essai du match (7-0, 3).

Après deux pénalités d'Owen Farrell validant la domination anglaise, Joseph remettait ça au terme d'une course chaloupée entre les lignes écossaises (20-0, 25).

Le XV du Chardon réduisait bien la marque quelques instants plus tard grâce à un essai de Gordon Reid (20-7, 29), mais sans incidence.

Joseph prenait un autre trou avant la mi-temps et servait son ailier Anthony Watson pour le troisième essai anglais (30-7, 35).

Le centre de Bath réussissait son triplé après avoir été servi au ras par Ben Youngs (37-7, 43).

L'Angleterre s'offrait ensuite un festival face à une Ecosse diminuée par de nombreuses blessures (Hogg, Seymour, Wilson notamment). L'Ecossais Huw Jones s'offrait bien un baroud d'honneur avec un doublé, mais Danny Care réussissait aussi le sien sur la sirène pour humilier le XV du Chardon en passant la barre des 60 points.


Les Bleus se rassurent à mi-temps à Rome

L'essentiel est fait. Le XV de France s'est offert une bouffée d'oxygène dans le Tournoi des six nations en s'imposant samedi en Italie (40-18), à l'occasion de la 4e journée, après avoir mis les gaz en seconde période.

Le verre à moitié plein ou à moitié vide? Côté pile, cette deuxième victoire dans la compétition, la première à l'extérieur depuis l'arrivée de Guy Novès aux commandes fin 2015, qui permet aux Bleus de ne pas sombrer dans la sinistrose deux semaines après le net revers en Irlande (9-19). Avec en prime quatre essais -- synonymes de premier point de bonus offensif -- ce qui ne leur était plus arrivé depuis le premier test de novembre face aux Samoa (52-8).

Avec ce succès, au passage, ils peuvent éventuellement toujours finir sur le podium du Tournoi, pour la première fois depuis 2011, en cas de succès face aux Gallois samedi prochain au Stade de France.

Une victoire qui leur permettrait également de garder leur 8e place mondiale actuelle, et d'ainsi bénéficier a priori d'un tirage au sort de la Coupe du monde 2019 au Japon plus favorable, le 10 mai.

Côté face, un succès à mi-temps à relativiser vu la faiblesse des Italiens, qui avaient encaissé près de 100 points lors de leurs deux dernières sorties au Stadio Olimpico (7-33 contre le pays de Galles et 10-63 face à l'Irlande).

Entame fébrile

Les Français, vu l'état de leurs forces actuelles et les doutes nés de leur revers à Dublin, devraient s'en contenter aisément, mais seul le dernier rendez-vous face au XV du Poireau dira si leur Tournoi est plutôt réussi ou non.

Et montrera le degré d'avancement de leur redressement, qui semblait avoir marqué un coup d'arrêt après la défaite en Irlande.

Leur premier quart d'heure, mauvais et après lequel ils étaient menés 8 à 3, a d'ailleurs été dans la lignée de leur dernière prestation et prouvé leur fébrilité actuelle.

Dépassés dans l'agressivité, auteurs de plusieurs fautes, acculés dans leur camp, ils n'y étaient pas.

Mais, portés par leur nette domination en mêlée fermée et bien aidés par les courants d'air de la Nazionale en défense (58% de réussite au plaquage à la mi-temps, 49% au final), ils ont progressivement refait surface.

Pour mener à la pause (16-11) grâce à la botte de Camille Lopez (8, 18, 34) et un essai de Gaël Fickou (21) après une action initiée près de 80 mètres plus haut.

Un bel essai, comme le dernier, inscrit par Brice Dulin (77) après une relance de Noa Nakaitaci et un relais de Kévin Gourdon.

Alternance

Au crédit du XV de France, qui a pris la mesure de l'Italie en début de seconde période avant de donner une ampleur plus large au score dans le dernier quart d'heure, d'autres actions avec plusieurs temps de jeu et des passes dans le bon tempo, comme celle qui a amené une pénalité de Lopez (42).

Egalement la bonne prestation de la charnière formée de Baptiste Serin et Camille Lopez, sous le feu des critiques après son match à Dublin. Elle a cette fois bien mieux alterné, utilisant quasi systématiquement du jeu au pied pour sortir de son camp, et a fait preuve de dynamisme en attaque.

D'une manière générale, les Bleus ont d'ailleurs davantage varié les formes de jeu qu'il y a deux semaines. Les essais de Virimi Vakatawa (48) et Louis Picamoles (67) sont ainsi intervenus après une phase de conquête directe: le premier à la suite d'un ballon porté, le second après une mêlée fermée.

Mais ils ont aussi gâché quelques occasions, la faute à de récurrentes scories: ce ballon non sorti après un maul (31), ou encore par exemple ces deux en-avants à proximité de l'en-but italien (40, 65). A ne pas répéter a priori samedi prochain au Stade de France face à des Gallois autrement mieux armés que les Azzurri.