Rugby

La Belgique a offert une résistance endiablée à la Géorgie et a prouvé qu’elle avait du répondant...

Bien sûr, ce ne fut pas parfait. Naturellement, la sixième nation européenne avait écrit le scénario avant la rencontre. Fière de ses deux succès lors de la Coupe du Monde 2015, la Géorgie avait encore progressé par rapport au match face aux Diables en 2014. Les descendants des royaumes antiques de Colchide et d’Ibérie n’avaient pas déposé leurs crampons dans la capitale européenne pour faire du tourisme. D’ores et déjà qualifiée pour le Mondial 2019 au Japon, la Géorgie avait un statut à tenir.

Timorée par l’adversaire, la Belgique accepta la supériorité des Géorgiens durant la majeure partie de la première période qui débuta on ne peut plus mal par la blessure du pilier gauche Lucas Soteau. Un fait de match qui handicapa les Diables Noirs sur les nombreuses mêlées et mauls qui émaillèrent les quarante premières minutes. Dans le dur, nos avants plièrent mais ne rompirent point malgré la surpuissance du pack géorgien. Kvirkashvili et consorts n’eurent d’autres ressorts que de prendre les points au pied faute de mieux (0-3).

L‘armée blanche ne dégagea pas une pleine assurance devant ces petits Belges qui faisaient, de la résistance, le maître mot d’une première armure. Las, les nôtres finirent par rompre après vingt minutes sur un essai en force du pack géorgien (0-10). Spectateur du jeu géorgien, notre défense subissait trop librement les passes géorgiennes après contacts, témoin du niveau mondial de l’opposant. La carte jaune de Christophe Debaty témoignait de l’impuissance des hommes de Guillaumes Ajac à pénétrer le territoire des Géorgiens, lesquels plantèrent juste avant la pause le second essai de la rencontre (0-17).

Blessée dans leur orgueil, la Belgique se ménagea enfin plusieurs temps de jeu avant de regagner les vestiaires. Et récidiva pendant de longues minutes au retour des vestiaires sans pouvoir planter un essai, se contentant de deux pénalités maîtrisées par Alan Williams (6-17) mais qui ne contentèrent pas le mentor des Diables.

“Nous devons absolument être plus réalistes en zone de conclusion eu égard au programme des prochaines semaines. Nous devons exploiter nos temps forts. Ceci dit, il est important de capitaliser les séquences intéressantes pour nous projeter sur le match contre les Russes et valoriser les points positifs du match. Nous ne pouvons plus être contemplatifs du jeu de l’adversaire, bien organisé derrière.”

Preuve des possibilités belges, la Géorgie peinait pour concrétiser au marquoir en terme de solutions pour faire déjouer les nôtres. En fin de match et dans les arrêts de jeu, la Géorgie obtint un essai de pénalité (6-24) avant de s’octroyer le bonus offensif, suffisant à son bonheur.


Belgique : Sotteau, Dienst, De Clercq, Corradi, Vervoort, Coupe, Lescarboura, Demolder, Berger, Williams, Reynaert, Brebant, Piron, Dowsett, Meeus. Puis : Dubois, De Backer, Benoy, Bontems, Cocqu, Williams, Debaty.