Running Le plus célèbre des marathons a lieu ce dimanche. Vincent Grek, comme bien d’autres Belges, en sera

Quand tu commences à courir des marathons, on te parle des marathons américains et on te demande si tu as fait New York. Parce que c’est simplement le marathon des marathons. Je mesure ma chance d’être là. Je veux goûter à la grande pomme et ne pas en perdre une miette."

Le Nivellois Vincent Grek participera ce dimanche au marathon de New York. Un mythe auquel tous les coureurs d’endurance à travers la planète rêvent de se frotter un jour dans leur vie. Le marathon de New York, s’il n’est pas le plus ancien, se caractérise par l’énorme enthousiasme de sa population, qui vit pour ces 42,195 km pendant plusieurs jours et qui, niveau ambiance, donne aux longues avenues des allures de col des Alpes en plein Tour de France.

Pour Vincent Grek, ce marathon est tout un symbole : "Pour tout dire, j’ai New York de Franck Sinatra sur ma playlist et c’est la première chanson de tous mes marathons. Le NY marathon sera le point d’orgue de ma saison d’automne. Ce sera mon troisième marathon en un mois après Bruxelles et Bruges. J’aime écrire des histoires de course par trois…"

Une ambiance comme nulle part ailleurs

Ce médecin spécialisé dans le sport est ambitieux et espère y claquer un chrono : "Je pensais faire mon temps de référence pour cette année à Bruxelles afin d’être relax à New York mais j’ai galéré à partir du 16e kilomètre malgré une très bonne préparation d’été. J’ai alors fait le premier marathon de Bruges deux semaines après, en mettant peu d’intensité. Il faisait assez chaud, j’avais perdu 5 kilos à l’arrivée bien malgré que j’avais bu régulièrement. Clairement déshydraté. Pour moi, répéter ces efforts et ces expériences me prépare progressivement pour des courses plus longues. NY est réputé pour son parcours difficile avec quelques côtes et, notamment, le pont de Brooklyn au début. Ainsi que le vent qui peut parfois être violent entre les gratte-ciel. Mais en fait, Bruxelles est plus difficile avec ses 400 mètres de dénivelé. Je vais partir avec comme objectif de réaliser 3 h 30. Je sais que cela ne sera pas facile car je devrai courir à la limite de mes capacités actuelles."

Il ne s’en cache pas, Vincent Grek n’a qu’une idée en tête, reculer ses limites : "Mon record est de 3 h 38. J’ai beaucoup appris sur mes deux derniers marathons. J’ai apporté des corrections sur les gels que je vais emporter et sur la façon de m’hydrater. Je vais partir dans la première vague et je sais que l’émotion va être intense."

Vincent Grek a commencé l’athlétisme le 4 octobre 2014 avec le marathon de Bruxelles et il considère le marathon de New York comme un nouveau jalon très important afin de s’impliquer encore plus dans l’athlétisme et la médecine du sport en général. "J’attends d’être porté par les habitants de la grande pomme, qui font eux aussi la légende du NY marathon, pour aller encore plus loin dans ma vie, et pour ramener la médaille de NY Finisher à mon club du NAC-CABW de Nivelles."

Le Graal des marathon

En déboursant en moyenne 525 euros pour le dossard et en y ajoutant le prix du voyage - sachant qu’il faut le plus souvent passer obligatoirement par un tour-opérateur -, la participation au marathon de New York avoisine généralement les 2.750 euros. Ce qui n’empêche pas les candidats d’être toujours plus nombreux, ce qui fait chaque année bien des déçus ! Les quelque 60.000 veinards vous le diront, le jeu en vaut la chandelle tant l’ambiance de ce marathon est exceptionnelle. C’est en 1970 que la première édition s’est déroulée, mise sur pied par le célèbre président du New York Road Runners Club, Fred Lebow. À l’époque, les 127 coureurs avaient effectué sept tours d’un tracé dans Central Park. Depuis lors, l’épreuve a fait son chemin. Aujourd’hui, les recettes s’élèvent à 73 millions de dollars ! Les retombées économiques sont par ailleurs estimées à quelque 415 millions de dollars pour un total d’un peu plus de 260.000 touristes ! Des chiffres qui donnent le tournis.