Running

Le Kenyan a couru la distance mythique en 2 h 00’24’’. Plus vite que quiconque mais moins vite que l'ambitieux défi lancé par Nike

Il n’aura manqué que 25 secondes au Kenyan Eliud Kipchoge pour descendre sous le seuil mythique des 2 heures sur le marathon (42,195 km), samedi matin, sur le circuit automobile de Monza. Malgré les avancées technologiques, une armée de lièvres assurant le tempo de tour en tour, une aspiration artificielle par véhicule interposé et une préparation physique parfaite. Idéalement orchestrée, la coûteuse opération de marketing imaginée par l’équipementier Nike n’a donc pas abouti. Du moins, pas sur le plan sportif. Mais elle aura alimenté le débat pendant plusieurs jours, tiré du lit les passionnés (le départ a été donné à 5 h 45) et fait rêver beaucoup de monde.

D’autant que Kipchoge est resté sur les bases de moins de 2 heures pendant 30 km et a fini sous le record du monde (2 h 02’57’’), sa belle performance (2 h 00’24") ne pouvant être homologuée pour des raisons évidentes.

"Il n’a vraiment pas terminé loin ! soulignait Nafi Thiam en marge de sa compétition de samedi. Deux heures, on dit que c’est une barrière mais je ne vois pas pourquoi ce serait impossible ! Ce n’était pas pour ce samedi mais, vu le chrono, on peut imaginer que ce soit réalisable. Les limites finissent toujours par être repoussées par l’un ou l’autre phénomène."

"On ne peut pas comparer ce qui s’est passé à Monza avec un marathon traditionnel mais cela n’en reste pas moins une performance extraordinaire", conclut Koen Naert, le meilleur marathonien belge actuel.