Running La Wings for Life World Run, course contre une voiture-balai pour la bonne cause, fait son retour en Belgique. Mais sous une forme différente

La Wings For Life World Run, née en 2014 et courue chaque premier week-end du mois de mai, se définit comme la plus grande course à travers le monde. L’épreuve a en effet la particularité de se dérouler simultanément à de nombreux endroits de la planète, et mobilise donc des sportifs, pour la bonne cause, aux quatre coins du globe. Elle a comme autre particularité de ne pas être une épreuve sur une distance fixée à l’avance mais bien contre une voiture-balai, la catcher car, qui démarre une demi-heure après tout le monde à une vitesse de 15 km/h et qui accélère ensuite petit à petit en éliminant chaque participant qu’elle dépasse. Le record de distance est détenu par l’ultrafondeur italien Giorgio Calcaterra, qui a parcouru en 2016 un total de 88,44 km et qui obligea, pour la première fois, la catcher car à augmenter sa vitesse jusqu’à 35 km/h pour le rattraper.

La voiture-balai devient virtuelle

Enfin, tout ceci, c’était jusqu’en 2016. Car, en Belgique, le rendez-vous qui se tiendra ce dimanche 7 mai connaît une évolution majeure cette année. Si la Wings for Life World Run est de retour chez nous en trois lieux, dont à Andenne, c’est cette fois sous une nouvelle forme. Plus de voiture-balai comme à Ypres l’année passée, mais bien une catcher car virtuelle au travers du Wings for Life World Run Apprun. Et celui-ci pourra être couru de deux façons différentes : soit de façon solitaire ou entre amis sur son parcours d’entraînement habituel avec le Wings for Life World Run App ou en groupe en un lieu fixé, soit à Ypres, Andenne et Ostende. Le départ, pour tous, est en tout cas fixé à 13 heures précises. Dans le premier cas, chacun sera sa propre voiture-balai grâce à l’application alors que, dans le second cas, la course se déroulera sur une boucle de 4 à 6 km, à parcourir autant de fois que l’on peut avant que la voiture-balai virtuelle ne vous rattrape.

Derrière cet énorme rassemblement de coureurs se cache une finalité, celle de la recherche scientifique, afin d’aider les nombreuses personnes qui souffrent d’une lésion de la moëlle épinière. Tous les fonds récoltés le sont avec cet objectif.

"A travers le monde, 3 millions de personnes doivent composer avec une lésion de ce type", explique Marc Herremans, directeur sportif international du Wings for Life World Run et triathlète paraplégique à la suite d’un grave accident de vélo en janvier 2002. "Tous les ans, 250.000 personnes s’ajoutent à ce nombre. Dans la moitié des cas, la lésion est causée par un accident de la route. Chaque lésion est très complexe, et les patients doivent endurer toute une série de complications. La recherche reste donc extrêmement importante et c’est précisément ce que le Wings for Life World Run veut mettre en lumière. Les bénéfices vont entièrement à la recherche. C’est unique, et c’est aussi ce qui fait le succès du Wings for Life World Run."