Running Nicolas Dessambre a terminé l’Ultra Trail du mont Blanc en 38 heures.

Depuis 2011, Nicolas Dessambre écume les plus gros trails de la planète. Après des participations à la TransGranCanaria, au Marathon des Sables, à la CCC, à la TDS ou encore à la PTL, il vient à présent de franchir la ligne d’arrivée de l’Ultra Trail du mont Blanc. Une performance d’autant plus belle qu’il termine l’épreuve en 38 heures et 22 minutes avec la place de premier namurois et de quatrième belge.

"Cette course est mythique, c’était la suite logique de ma progression même si ce n’est pas une finalité en soi", explique Nicolas. "Je partais pour être en dessous des 40 heures, c’était mon objectif principal. Terminer 4e belge, c’est assez anecdotique car je me suis avant tout concentré sur ma propre course en gérant mon effort au cardio", poursuit le pompier namurois. Une profession qui, à certains moments, lui fait penser à cet effort particulier. "Nous faisons des nuits et des gardes de 24 h. Quand nous sommes appelés la nuit pendant notre sommeil, la sensation de somnolence est assez semblable à celle que l’on peut ressentir pendant les longues heures de la course."

C’est d’ailleurs grâce à un de ses collègues qu’il a pu réaliser une aussi belle performance. "J’avais une superbe intendance. Mon ami Luc me suivait et aux ravitaillements, je n’avais plus qu’a m’asseoir, à manger et à me reposer. C’est vraiment l’idéal sur ce genre d’épreuve."

Même s’il n’a pas fermé l’œil durant toute l’épreuve, Nicolas semble déjà prêt à repartir : "Je suis satisfait de ma récupération. J’ai essayé de me ménager pendant la course, j’entendais beaucoup de concurrents se plaindre mais, pour ma part, je n’ai eu ni cloche, ni douleur, j’ai d’ailleurs déjà pu retourner faire une randonnée."

De quoi se motiver pour de nouveaux objectifs en 2018. "J’avais coché un trail au Portugal en début d’année mais avec l’heureux événement que j’attends pour janvier, cela risque de décaler un peu ma saison. Je serai présent lors du Marathon de Namur en famille et pourquoi pas faire l’OCC", continue-t-il.

La course de 57 kilomètres qui se déroule de nouveau du côté du mont Blanc est la seule qu’il lui reste à réaliser pour compléter son tableau de chasse autour du point culminant de la chaîne des Alpes.